«L'amour est dans le pré»: la meilleure agence matrimoniale de la télé française?

TELEVISION La 7e saison commence ce lundi soir avec la présentation des onze agriculteurs et trois agricultrices. Les six premières saisons ont fait naître de belles histoires. Plutôt inhabituel pour une téléréalité... Des spécialistes du coaching amoureux très adeptes du programme nous disent pourquoi...

Annabelle Laurent

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Karine Le Marchand dans les allées de Roland-Garros, à Paris, le 5 juin 2012.
Karine Le Marchand dans les allées de Roland-Garros, à Paris, le 5 juin 2012. — NIVIERE/SIPA

37 personnes en couple, 12 mariages, 24 enfants: le bilan des six premières saisons de «L’amour est dans le pré» est d’autant plus bluffant que les rencontres ont eu lieu devant des millions de Français (6 millions en moyenne). De mémoire de téléspectateur, on n'avait jamais vu ça. On se souvenait plutôt des multiples ruptures de couples formés lors de téléréalités quelles qu’elles soient, de «Loft Story» à «Qui veut épouser mon fils». Pas dans «L’amour est dans le pré». Pour cette 7e saison, une proposition de mariage aurait été faite dès le séjour à la ferme… «L’amour est dans le pré», meilleure agence matrimoniale de la télé française?

Des candidats très déterminés…

L’«efficacité» de l’émission ne surprend pas Florence Escaravage, fondatrice du site de coaching amoureux Love intelligence et de «Cinq questions à se poser pour trouver l'amour» . «C’est un tel effort de passer à la télévision, d’afficher sa vie pas forcément très florissante, que les agriculteurs sont très en demande. Ils ont envie de construire quelque chose, quitte à baisser leurs exigences. Or quand on veut trouver l’amour, on le trouve» assure-t-elle.

La détermination comme clé de la réussite: l’argument est aussi avancé par Marie Beschamps, directrice de l’agence matrimoniale Unicentre d’Aurillac (Cantal), qui nous répond depuis le volant de sa voiture alors qu’elle se rend chez un agriculteur pour lui faire signer un contrat. «Déjà, quand ils passent par nous c’est une force, alors quand ils vont à la télé c’est qu’ils sont à deux doigts du suicide».

Plus facile à la télé?

Environ 40% des adhérents de l’agence Unicentre d’Aurillac sont agriculteurs et tous regardent l’émission, à en croire la directrice. La grande majorité avec intérêt, mais aussi avec agacement. «Ce que j’en vois, c’est que l’émission a fait autant de mal que de bien. Les agriculteurs sont très gênés d’être représentés d’une façon qu’ils jugent catastrophiques» assure Marie Beschamps, d’accord elle aussi pour dire que les profils présentés «suscitent plus la pitié que l’envie». Elle en constate les conséquences chez les adhérentes. «Beaucoup de femmes ne veulent pas d’agriculteurs. Elles me disent «Regardez dans l’Amour est dans le pré comment ils sont!» explique la conseillère matrimoniale.

Rencontrer l’amour, plus facile à la télé? Pour Florence Escaravage la réussite tient aussi au fait que les rencontres sont «très authentiques». «Dans 90% des cas, ce qui fait échouer les histoires c’est le contrôle. Or dans l’émission c’est le contraire, ils mettent tout sur la table» avance la coach. «Ils savent qu’ils n’ont pas une vie hyper sexy alors ils mettent le peu de bien en avant, il n’y pas de jeu, pas de mensonges. C’est ça qui marche» conclut Florence Escaravage.

>> La 7e saison de «L’amour est dans le pré» commence ce soir sur M6 avec «Que sont-ils devenus?» puis les présentations des nouveaux agriculteurs. Les rencontres commencent le 2 juillet. Allez-vous suivre cette 7e saison? Pourquoi? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.