Caroline de Koh-Lanta: «Patricia a raconté des mensonges aux autres»

INTERVIEW La Suissesse de 40 ans a fait ses valises ce vendredi soir après six épisodes...

Propos recueillis par Corentin Chauvel

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Caroline, candidate de Koh-Lanta 2011.
Caroline, candidate de Koh-Lanta 2011. — A.ISSOCK / ALP

L’aventure «Koh-Lanta Raja Ampat» s’est arrêtée ce vendredi soir pour Caroline, la coach en développement personnel venue de Suisse. La Wasaï n’a pas résisté au vent des éliminations successives qui souffle chez les jaunes. Elle se confie à 20Minutes.

Comment avez-vous vécu votre élimination?
Au conseil, beaucoup de choses se sont réglées. J’ai répondu à Patricia sur ses accusations à mon encontre, d’avoir poussé les gens à partir. Elle a ressenti cela, mais je lui ai répondu que c’était elle qui avait insufflé du stress et joué perso. Si j’avais dû continuer, je ne sais pas si cela aurait été possible, je suis venu pour faire une aventure humaine, pas une aventure stratégique.

Vous vous attendiez malgré tout à sortir?
Non, je n’ai pas été plus surprise que cela, même si je ne comprends pas le vote noir de Délisia à mon encontre. J’ai été très malade le jour du conseil, le médecin m’a même demandé si je voulais sortir, mais j’ai refusé, je voulais assister au vote pour ne pas qu’un garçon sorte.

Que répondez-vous à ces accusations de manipulation?
Sans rien faire de grave, j’ai éveillé de l’animosité chez Patricia. Elle a la «gnaque», elle mériterait de gagner, mais elle a raconté des mensonges aux autres. Je lui reproche d’avoir sorti des bouts de conversations quand ça l’arrangeait. Peut-être que son parcours de vie fait qu’elle ne fait plus trop confiance aux gens…

Comment expliquez-vous que les Wasaïs sombrent autant?
Quand on est une équipe bien construite, qui fait partir des gens par choix logiques comme Gégé, ça va. Mais il y a eu les abandons de Steve et Naouel qui avaient des rôles importants et on n’avait personne pour prendre leur place. C’était difficile d’avoir une cohésion d’équipe, on ne se faisait plus confiance, les gens sont restés dans l’individuel et on ne retrouvait plus nos marques. C’est pour cela que je ne comprends pas la stratégie de Patricia, on était une équipe, il fallait garder la confiance. Si une ou deux personnes fait de la résistance, ça ne va pas.

Comme Laurence l’an dernier, vous étiez la seule représentante de la Suisse, vouliez-vous défendre vos couleurs en plus de vous-même?
Non, pour moi ça n’a pas de sens. Pendant l’aventure, je n’étais pas la représentante de la Suisse, j’étais Caroline, dans l’être humain, avec mes valeurs. Mais les autres me chambraient quand même un peu avec les chocolats.

Que garderez-vous de cette aventure?
C’était une belle aventure humaine et j’ai eu de la chance d’avoir pu y participer. L’important, c’était de montrer mes valeurs - être dans le temps présent, aimer l’autre -, qui sont intégrées maintenant. Je suis beaucoup plus calme à l’intérieur. J’aurais pu être plus stratégique car, pour moi, toute l’équipe était importante, je n'ai pas vu tous les défauts des autres, je n'ai pas vu qu’il fallait que je me protège. J’étais assise sur la plage à discuter, mais si j’avais regardé autour de moi, j’aurais compris qu’ils étaient déjà en réunification.