Manuel Valls élu président de la République... sur Jimmy

TÉLÉVISION maire PS d'Evry a participé à la nouvelle émission de la chaîne diffusée ce jeudi soir...

Propos recueillis par Alice Coffin

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Le député PS Manuel Valls a envisagé lundi une proposition de loi interdisant "le port de signes religieux distinctifs là où il y a des enfants", afin d'éviter des situations comme celle de la crèche Baby Loup, poursuivie par une salariée licenciée pour port du foulard islamique.
Le député PS Manuel Valls a envisagé lundi une proposition de loi interdisant "le port de signes religieux distinctifs là où il y a des enfants", afin d'éviter des situations comme celle de la crèche Baby Loup, poursuivie par une salariée licenciée pour port du foulard islamique. — Bertrand Guay AFP/Archives

Lustres, ors, drapeaux français et européen, Jimmy a mis la forme pour sa nouvelle émission, «Bonsoir Monsieur le Président», ce jeudi soir à 22h15. Le concept: interviewer pendant une heure une personnalité politique candidate à la présidentielle, en faisant semblant qu’elle vient d’être élue. Avant Hervé Morin, le mois prochain, Manuel Valls inaugure le programme.

Pourquoi avoir accepté de participer à «Bonsoir Monsieur le Président»?
Je suis un responsable politique, un homme de mon temps qui, je le dis sans prétention, sait quel est le rôle de la télévision. J’avais déjà participé à des émissions qui mêlaient fiction et anticipation présentées par Bruce Toussaint. Là, en plus, j’ai joué les cobayes, donc c’était d’autant plus intéressant.

Et alors, ça fait comment de se retrouver dans le fauteuil de Président?
Vous savez que pendant les premières minutes de l’émission, les journalistes étaient presque plus tendus que moi  par le cadre! Moi, j’ai essayé de jouer le jeu, en restant sérieux. Parce que l’élection présidentielle se jouera sur la question de la vérité. Donc j’ai voulu être crédible. Si Mélenchon faisait cette émission, et qu’il annonçait qu’il avait mis en place des soviets partout, on s’apercevrait très vite que ce n’est pas la réalité!

Avez-vous préparé cette interview de la même manière que vos autres interventions médiatiques?
Je prépare les émissions politiques avec des fiches, des notes mais de toute façon, la préparation n’est pas la même selon qu’on passe chez Ruquier, au Grand Journal ou que j’affronte Jean-François Copé chez Arlette Chabot comme la semaine dernière. Dans le type d’exercice de «Bonsoir Monsieur le Président», l’important était de garder ma spontanéité.

Spontanéité? Mais du coup, vous avez vraiment cru que vous étiez Président...
Non, je suis resté conscient. D’ailleurs, après l’émission, ce n’était pas comme d’habitude où j’attends les textos, les remarques de mon entourage. Ceci dit, il y a un moment où je suis passé de l’autre côté du miroir. A la question: «Et Monsieur le Président, à qui sont allées vos premières pensées après votre élection?»  Là, j’ai parlé de mon  père, décédé il y a quatre ans, et à ce moment, je pensais vrai.

L’un des journalistes qui vous interviewait, Joseph Macé-Scarron, s’est présenté en polo et tatouages, crédible?
Bah oui. J’accepterais les tatouages et le polo si j’étais Président: de manière générale, je souhaite qu’on sorte des émissions spéciales pour ces interviews présidentielles. Quand le Premier ministre est interrogé, il va sur les plateaux du 20h. Le Président aussi doit aller dans le cadre d’émissions radio et télé qui existent déjà.