Comment gérer l'après-Secret Story?

TELEVISION L'émission est-elle un accélérateur de carrière ou un handicap?

S. C.
— 
Benjamin Castaldi sur le plateau de l'émission de télé réalité Secret story.
Benjamin Castaldi sur le plateau de l'émission de télé réalité Secret story. — LORENVU-TV/NIVIERE-TV/LEROUX-TV/SIPA

«Quand on fait ce genre d’émission, très exposée, c’est pour accéder à la célébrité». Laurent, candidat de la deuxième saison de Secret Story en 2008, le reconnaît volontiers. Pourtant, sortie rime bien souvent avec retour à la case anonymat pour les candidats. Ceux de cette cuvée 2010 sont prévenus: dès samedi, lendemain de la finale qui désignera le gagnant de la saison, ils devront gérer l’après-Secret Story. Conseils d’un ancien.
 
Avoir un projet personnel solide
 
«Lorsque l’émission se termine pour nous, on voit un psychologue qui nous pose quelques questions mais il n’y a pas d’accompagnement spécial, confirme à 20minutes.fr Laurent, 42 ans, prêtre et chanteur à ses heures. Il vaut mieux avoir un projet sinon, on retombe rapidement dans l’oubli.» Car en téléréalité plus qu’ailleurs, une promotion chasse l’autre.
 
Pour continuer à exister médiatiquement, les candidats ont plusieurs options. Comme Laurent, ils peuvent tenter de se lancer dans une carrière artistique, profitant de la curiosité qu’ils suscitent encore. Gare toutefois à ne pas croire à ce miroir aux alouettes. «J’ai sorti une chanson dans la foulée, un titre festif. J’avais l’exemple de Félicien (un candidat du Loft 2) qui avait eu un joli succès, explique Laurent. Je pensais en vendre plus, je me suis trompé.» L’ex-candidat continue toutefois de se produire en province. «Etre passé à la télévision et pratiquer des tarifs bas permet de travailler», assure-t-il.
 
Cindy (Secret Story 3) a également opté pour la musique, une pratique très courante en téléréalité, sans plus de succès. L’après-Secret Story est finalement plus facile à vivre pour les gagnants qui, avec l’argent glané, montent leur propre entreprise. Ainsi les triplées (SS1) et Matthias (SS2) ont chacun ouvert un bar tandis qu’Emilie (SS3) a créé un salon esthétique, après une tentative dans la chanson et dans l’animation sur Direct 8.
 
Eviter les scandales
 
Mais comment faire lorsque l’on n’a rien à offrir? Certains candidats cèdent ainsi aux sirènes de l’argent facile des fausses «paparazzades», ces mises en scène pour la presse people. Léo (Secret Story 3) a ainsi reconnu y avoir eu recours. Certaines interviews se monnaient ainsi plusieurs milliers d'euros et les candidats n'hésitent plus à se faire coacher par le paparazzi Jean-Claude Elfassi. Exposer son couple est aussi très répandu. «Jon et Sabrina ont bien fait fructifier leur couple l’an dernier, ils ont tenu huit ou neuf mois dans la presse people», explique Laurence Pieau, rédactrice en chef de Closer, au Parisien.
 
Une carte de visite pas franchement flatteuse et à double tranchant. Emilie a ainsi affirmé vouloir assigner le magazine Entrevue pour avoir publié des extraits d’une sex-tape avec Léo. Idem pour Julie (SS4) dont la garde à vue a fait les choux gras de la presse people.
 
Rester en bons termes
 
Avec la production et ses anciens camarades, cela peut toujours servir. Ainsi Laurent a été rappelé par Endemol et TF1 pour unir deux candidats de cette année pour un mariage très médiatique entre Senna et Amélie. «Je ne souhaiterais pas participer à une nouvelle saison, mais devenir chroniqueur ou présenter une émission, là oui, pourquoi pas», concède Laurent. A bon entendeur…