«Le succès de “Dolmen”, c’est Ingrid Chauvin»

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Quand les menhirs de « Dolmen » pleurent du sang, l’état-major de TF1 verse des larmes de joie. Et pour cause, tous les lundis depuis le 13 juin, cette saga de l’été navigant entre polar et surnaturel séduit en moyenne 11,8 millions de fidèles. Pièges à téléspectateurs, les courbes généreuses d’Ingrid Chauvin contribuent à viriliser une audience traditionnellement féminine. Avant la diffusion, ce soir, du dernier épisode, des accros de tous âges s’expliquent. n Nicolas, 29 ans, commercial  « Le succès de “Dolmen” ? C’est Ingrid Chauvin. Elle est sexy en diable, alors que je ne la supporte pas dans “Femmes de loi” [depuis 2002 sur TF1]. Comme elle belle, j’ai envie de savoir si elle va finir avec le flic Lucas. C’est tout bête, mais ça marche. n Mireille, 49 ans, professeur d’histoire « Ces sagas utilisent toujours la même trame... En plus, cette année, Ingrid Chauvin joue vraiment mal. Elle ne sait que hurler, pleurer, ou embrasser à pleine bouche. Et elle se sort des pires situations en restant fraîche comme une fleur. Mais je me laisse quand même avoir par les paysages. J’adore la Bretagne, j’y vais souvent en vacances. Admirer le port du Conquet et contempler les vagues de l’Atlantique sur le petit écran, c’est le bonheur. » n Allison, 22 ans, infirmière  « La série repose surtout sur les phénomènes surnaturels dans l’île. Ils sont encore plus présents et plus intrigants que dans “Zodiaque” l’an dernier. Et puis, la légende des naufrageurs, qui pillaient les bateaux s’échouant sur les rochers, me passionne : toute l’énigme tourne autour des enfants qui ont voulu les imiter. J’habite en Suisse, où la TSR diffuse les épisodes cinq jours avant TF1. Du coup, je connais déjà le fin mot de l’histoire. » n Raymonde, 84 ans, retraitée  « Je regarde régulièrement les sagas de l’été, c’est ce qui se fait de mieux à la télé en juillet-août. Pour “Dolmen”, c’est l’intrigue policière qui m’a retenue devant mon poste. Ce mariage reporté, cette vengeance, l’enquête... Ça tient bien en haleine. Forcément, on a envie de savoir qui est le meurtrier. Moi, je soupçonne le vieux Kersaint dans son manoir.   Recueilli par Dan Israel