TNT La nouvelle chaîne publique dévoile sa ligne éditoriale

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Directeur général de Festival, bientôt rebaptisée « France 4 ». Vous avez mis du temps à trouver le nom de France 4, la nouvelle chaîne du service public qui démarrera avec la TNT, fin mars... C’est vrai, on a longtemps hésité. Finalement la chaîne va s’inscrire dans la série des déclinaisons de France Télévisions, en se glissant dans une place encore non occupée entre France 3 et France 5. Marc Tessier, président de France Télévisions, annonçait il y a peu qu’elle serait « la chaîne branchée du service public ». Vous revendiquez ? Difficile de répondre, il faut bien que je laisse un peu de suspense jusqu’au dernier moment ! Une chose est sûre : dans le triptyque fondateur de France Télévisions, informer, cultiver et divertir, nous serons sur le 3e terme. France 4 se donne pour mission de divertir. Nous afficherons la notion de spectacle dans le sens le plus large du terme, avec trois pôles importants : le ciné et la fiction, les spectacles vivants en général et la musique en particulier, et enfin le sport. C’est à vous, par exemple, que nous devrions la renaissance de « Taratata », l’émission musicale phare des années 1990 ? J’espère ! Tout n’est pas arrêté, mais j’aimerais contribuer au retour de l’émission de Nagui. Par ailleurs, nous prévoyons des captations de nombreux concerts, dont certains en direct. Nous suivrons par exemple le Festival de Bourges, les Francofolies... C’est dans ce registre de la scène française actuelle que s’inscrira la chaîne, avec également un peu de jazz. Nous laissons le classique à Mezzo. Qui dit chaîne de divertissement dit aussi téléréalité... Un genre que le service public s’honorait, jusqu’à peu, de ne pas aborder. Est-ce un dilemme ? La téléréalité est un vaste genre, dans lequel certaines choses nous paraissent intéressantes, et d’autres pas du tout appropriées. S’il s’agit d’un jeu superficiel d’élimination et de séduction, pas de chance qu’on le retrouve sur France 4. Mais si vous qualifiez du même mot l’immersion dans la vie d’artistes, comme nous le proposerons régulièrement sous forme de bonus pour compléter certains événements, alors oui, nous ferons de la téléréalité. Recueilli par Emmanuelle Bosc