« The Voice » : Bigflo et Oli règlent leurs « problèmes de frères » sur le tournage des auditions à l’aveugle

REportage « 20 Minutes » a assisté à un après-midi d’enregistrement de la saison 12 du télécrochet de TF1. Bigflo, nouvelle recrue parmi les coachs, assure le spectacle

Fabien Randanne
Zazie, Amel Bent, Bigflo, Vianney et Oli, coachs de la saison 12 de "The Voice", lors du tournage des auditions à l'aveugle, en novembre 2022.
Zazie, Amel Bent, Bigflo, Vianney et Oli, coachs de la saison 12 de "The Voice", lors du tournage des auditions à l'aveugle, en novembre 2022. — Bureau 233/Alex Sarmiento
  • 20 Minutes a assisté à la deuxième journée de tournage des auditions à l’aveugle de la saison 12 de The Voice, le mardi 22 novembre aux studios du Lendit à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
  • Amel Bent et Vianney ont conservé leurs fauteuils de la saison précédente. Zazie fait son retour dans l’émission. Bigflo et Oli, les nouvelles recruent, partagent un siège et compte pour un coach. « Ils doivent se mettre d’accord sur chaque décision. Comme ils sont à la fois frères et un duo d’artistes, cela crée une dynamique différente, quelque chose de très amusant », souligne le producteur Matthieu Grelier.
  • Sur le tournage, Bigflo est déchaîné. Il enchaîne les blagues et les petites piques. « T’es Liliane de Catherine et Liliane. T’es une bitch de ouf ! », lui a fait remarquer Amel Bent.

Tout sourire, la candidate vêtue de blanc attend, regard assuré, l’avis de Bigflo et Oli sur sa reprise d’un titre de Gaël Faye. « On va régler un problème de frères avant, temporise le premier, surjouant la véhémence auprès de son voisin : « Il y avait du rap, du beatbox et toi, t’est là "Ouaiiis, je sais pas…" ».  « Je ne savais pas où elle m’amenait. Il y avait beaucoup de choses, trop d’énergie », explique le second, l’air tranquille, pour justifier ses réticences à faire pivoter le fauteuil.

Cette scène, dont 20 Minutes a été témoin, s’est déroulée le mardi 22 novembre, au deuxième jour du tournage des auditions à l’aveugle de la nouvelle (la douzième) saison de The Voice. « C’est bon, tu ne m’en veux plus ? », demande Oli à son frangin quelques instants plus tard. La brouille n’avait rien de très sérieux. Et elle n’était que la première de la journée.

« J’ai pas compris, tu kiffais, t’étais debout ! », s’agacera trois talents plus loin Bigflo, accablé par l’élimination d’une candidate qui a réveillé le studio du Lendit (Seine-Saint-Denis) avec son groupe de rock. Son voisin n’en mène pas large : « Je le regrette, j’avais trop la chanson originale en tête. » Ce mea culpa n’empêchera pas l’affligé d’entamer la scène 2 de l’Acte III de sa mise en scène de bouderie. Il ira même jusqu’à quitter le fauteuil qu’il partage avec son binôme pour s’exiler sur un autre - car, aux côtés d’Amel Bent, Zazie et Vianney, la fratrie compte pour un seul coach.

« Une dynamique différente, quelque chose d’amusant »

« Ils sont deux mais doivent se mettre d’accord sur chaque décision. Comme ils sont à la fois frères et un duo d’artistes, cela crée une dynamique différente, quelque chose de très amusant », se réjouit en coulisses le producteur Matthieu Grellier.

Bigflo et Oli font assurément le show. Surtout Bigflo, déchaîné ce mardi-là. Avant l’enregistrement de la collégiale - une version de Coup de vieux entrecoupée de Zen, Ma Philosophie et Je m’en vais, il révèle ses compétences d’imitateurs. Il maîtrise à la quasi-perfection la voix de Nikos Aliagas, dont il s’amuse à parodier les lancements en annonçant la (fausse) venue de Koba LaD sur le plateau.

« C’est un petit comique, lui »

Une fois les auditions commencées, il fait valoir ses arguments en dégonflant ceux de ses collègues. « Vraiment ? Tu écoutes beaucoup de rap, Zazie ? », tacle-t-il ainsi son acolyte, gentiment dubitatif. Lorsqu’il apprend qu’une candidate a eu l’occasion, il y a cinq ans, de chanter avec Vianney, dont elle est fan, il déclame avec la conviction d’un comédien de boulevard : « Oh la la la, quel suspense ! On ne sait pas quelle équipe elle va rejoindre ! » « C’est un petit comique, lui », lui lance le talent, sans se démonter. Les taquineries s’accumulent à un tel point qu’Amel Bent finit par lui lancer : « T’es Liliane de Catherine et Liliane. T’es une bitch de ouf ! »

Régulièrement, Bigflo se lève de son siège pour aller livrer, spontanément, ses impressions à une caméra située sur un côté du plateau. Par exemple, quand un de ses coups de cœur rejoint son équipe car il se dit « séduit par la proposition des frères » et qu’il « aime la musique faite en famille », Bigflo s’approche de l’objectif et lâche un « ça fait du bien, ça ! ».

Le choc du « super block »

Bien sûr, le Toulousain sait aussi être sérieux et constructif. A une jeune femme de 20 ans, très convaincante sur un titre pop français, il déclare : « Les grands talents comme toi sont encore plus beaux quand ils n’en ont pas conscience. Tu as beaucoup d’humilité, on dirait que tu doutes de ton talent, c’est beau, c’est ce qui fait qu’il y a de la magie quand tu chantes. » Oli embraye : « On aimerait beaucoup que tu sois dans notre équipe… »

Mais c’était sans compter sur le super block qui entre jeu cette année. Chaque coach a désormais le pouvoir d’en bloquer un autre qui s’est déjà retourné, et peut le faire jusqu’à ce que le talent ait fait son choix d’équipe. La phrase d’Oli est donc restée en suspens et le fauteuil s’est retourné dans l’autre sens, dos à la scène. Une déconvenue qui n’a évidemment pas laissé Bigflo de marbre. Et un parfait prétexte à un nouveau numéro de théâtre d’improvisation que les téléspectateurs et téléspectatrices pourront découvrir lors de la diffusion sur TF1, début 2023.