Les Emmy Awards comme depuis le tapis rouge

REPORTAGE Qui avait la plus belle robe? A qui le meilleur discours? Nous étions sur place...

Philippe Berry

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Olivia Wilde, de la série House, sur le tapis rouge des 61 Emmy Awards, le 20 septembre 2009 à Los Angeles
Olivia Wilde, de la série House, sur le tapis rouge des 61 Emmy Awards, le 20 septembre 2009 à Los Angeles — D.MOLOSHOK/REUTERS
De notre correspondant à Los Angeles

 

Noires comme la nuit, quatre interminables limousines Lincoln s'enfilent au coin du Staples Center. Direction le Nokia Theater voisin, pour les 61e Emmy Awards –l'équivalent des Oscars pour la télévision américaine. L'accès au fameux red carpet, temple du chic et du glamour, est réservé aux plus gros médias people américains, E! et Access Hollywood en tête.

 

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Les interview n'y durent qu'une ou deux minutes, souvent réduites pour les actrices à l'incontournable «What are you wearing» («que portez-vous?»). Côté fashion, les robes bustiers (comme celle de Drew Barrymore) le disputent à celles à une bretelle –grande tendance de l'an dernier– comme la sublime Oliva Wilde (n°13 dans Dr House). Sous le soleil de l'été indien californien, Ryan Kwanten (le pas très malin Jason Stackhouse dans True Blood), en smoking de rigueur, fond comme du bacon sur le grill.

 

Neil Patrick Harris homme de la soirée

 

L'an dernier, les Emmys avaient enregistré la pire audience de leur histoire, à seulement 12 millions de téléspectateurs. Cette année, les producteurs ont tenté de donner du peps à la cérémonie, avec davantage de nominés pour plus de suspense. Au vu du palmarès, quasi identique à celui de 2008, le coup est plutôt manqué. En revanche, le choix de Neil Patrick Harris, le génial Barney dans How I met your mother, comme maître de cérémonie, s'est avéré payant.

 

Un cadre de CBS, qui diffusait la cérémonie, confie cependant à 20minutes.fr craindre «la concurrence du match de football entre les Cowboys et les Giants (victoire des New-Yorkais 33 à 31)». Verdict lundi avec les chiffres.

 

Alec Baldwin et Tina Fey rois de la conf de presse

 

Côté discours, les vainqueurs ont fait plutôt sobre et court. Entre rires et larmes, le modèle réduit Kristin Chenoweth (la sémillante Olive Snook dans feu Pushing Daisies) a amusé le Nokia Theater en peinant à soulever son trophée. L'intervention de Justin Timberlake, parodie de celle de Kanye West aux MTV video music awards, est, elle, plutôt tombée à plat.

 

Une fois son discours terminé, le parcours du combattant du vainqueur ne fait que commencer. 20minutes.fr vous met dans ses chaussures ci-dessous.

 

 

Avec sa statuette, il se rend devant 250 journalistes, avant d'enchainer par des interviews sur des plateaux télé aménagés pour l'occasion. A ce jeu-là, les stars de la comédie 30 Rock, Alec Balwin et Tina Fey (célèbre pour ses imitations de Sarah Palin), sont imbattables. «Rêvez-vous d'avoir Robert Pattinson», la star de Twilight, «en guest dans 30 Rock?», demande un journaliste. «Euh, je crois que les femmes de Desperate Housewives le veulent davantage que nous», plaisante Baldwin. Tina Fey a, elle, été interrogée sur la danse controversée de l'idole des ados, Miley Cirus, à coté d'une barre de striptease. Elle demande: «Ce n'est pas un rite initiatique pour toute adolescente américaine?»

 

De son côté, Michael Emerson, l'infâme Ben Linus dans Lost, a montré qu'il était capable de sourire. Un sourire un peu inquiétant, quand même. Une malédiction frappe-t-elle tous les acteurs morts dans Lost –souvent en galère pour retrouver un rôle–, lui demande 20minutes.fr. «Être au chômage en ce moment, c'est terrifiant», répond-il. Pour le reste, il botte en touche. Pour savoir si Ben survit, il faudra attendre la fin de la série. En mai 2010.