«Les Soprano», l’histoire d’une famille à succès

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« Les Soprano, c’est avant tout une histoire de famille », commente David Chase, le créateur de la série culte, de passage à Paris avec Lorraine Bracco pour la promotion de la saison 5, à voir sur Jimmy. Le fil conducteur de cette saison inédite lui est apparu en lisant le journal. « Un journaliste écrivait que beaucoup de mafieux ayant purgé des peines très longues sortaient de prison. La grande question, c’était : “vont-ils se remettre au boulot ?” ». Voila comment l’acteur Steve Buscemi, figure du cinéma indépendant américain (Big Fish, Coffee and Cigarettes), est devenu Tony B., le cousin repenti. Une histoire de famille, oui, mais pas n’importe laquelle, celle d’un clan mafieux du New Jersey, dont la vie est épicée de guéguerres « banales » au sein de la maison, avec femmes et enfants. Le tout trempant dans une atmosphère spaghetti plus vraie que nature. La recette du succès des « Soprano » ? Une histoire de famille, là encore. « Mon vrai nom est David De Cesare », rappelle le créateur de la série. Comme lui, les acteurs du feuilleton, James Gandolfini, Lorraine Bracco, Edie Falco e tutti quanti sont d’origine italienne. « Nous parlons beaucoup, de notre enfance et de nos parents, raconte David Chase-De Cesare. Au début, je me suis inspiré de ma relation avec ma mère. Et Meadow, la fille de Tony S., le personnage principal, ressemble à ma fille ». « C’est une seconde famille, mais plus que nos origines, ce sont nos personnalités qui nous ont rapprochés », tempère Lorraine Bracco, alias docteur Melfi, la psy du parrain dépressif. « Avec les quatre scénaristes, nous nous enfermons dans une chambre et nous pouvons passer des heures à raconter des blagues, à discuter de tout et de rien... », raconte David Chase. Le clan des « Soprano », malgré une légère baisse d’audience au Etats-Unis (11 millions de fans pour la dernière de la saison 5, contre 12,5 pour la saison 4) repart en tournage pour la sixième saison à voir en 2005. Les vrais mafieux font partie de ses aficionados : « Ils aiment bien la série, même s’ils n’apprécient pas énormément que je montre leurs faiblesses. » La mafia ne manque pas d’humour. Céline Gazagne