«Starmania», toujours dans le coup?

DEBAT Souvent qualifiée de visionnaire, la comédie musicale écrite par Michel Berger et Luc Plamandon revient pour une soirée spéciale sur France 2, ce vendredi, à 20h35...

Sandrine Cochard

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  — © BOCCON-GIBOD/SIPA

Trente ans après son premier succès, en 1979, l’opéra rock «Starmania» (voir encadré) revient pour une soirée spéciale sur France 2, ce vendredi, à 20h35. Une soirée voulue par France Gall, qui a convié la jeune génération – Julien Doré, Christophe Willem, Jenifer, Nolwenn Leroy, Grégoire – à revisiter les classiques écrits par Michel Berger et Luc Plamandon. De «Monopolis» à «Ziggy» en passant par «J’aurais voulu être un artiste» et «Le monde est stone» voici un extrait de ce qui vous attend en cliquant ici.

Des reprises très fidèles aux versions originales, donc.
 
Monopolis:
 


 
Le monde est stone:
 

 
Quand on arrive en ville:
 



Jugée mièvre et ridicule lors de sa sortie, «Starmania» a, depuis, souvent été qualifiée de visionnaire. «"Starmania" avait tout prévu», assure ainsi «Le Monde». «Les Black Blocks qui ont manifesté lors du Sommet de l'OTAN à Strasbourg les 3 et 4 avril? Des jumeaux des Etoiles noires de Starmania, qui sèment la peur sur Monopolis, capitale de l'Occident, bien sûr. La tour où habite Zéro Janvier, symbole du capitalisme arrogant? Les tours jumelles du 11-Septembre, évidemment. Et que dire de l'idée qu'un président de la République puisse épouser un sex-symbol?»
 
Selon vous, la comédie musicale «Starmania» reste-t-elle d’actualité? Participez à notre débat en laissant vos commentaires, ci-dessous.
SCENARIO

Dans un futur proche, la société n’a que deux alternatives. Le totalitarisme imposé par le businessman Zéro Janvier, l'homme le plus riche du monde et candidat à l’élection de président de l’Occident (qui ne forme plus qu’un seul pays) ou le terrorisme défendu par les Etoiles noires, une bande menée par Johnny Rockfort et Sadia, un travesti. Un monde sans issue où cohabitent une série de personnages, de Marie-Jeanne, la «serveuse automate», à Ziggy, le disquaire homosexuel en passant par Stella Spotligh, star de cinéma sur le déclin.