«Sous le soleil» vs «Plus belle la vie»

TELEVISION Alors que la série de TF1 prépare un prime time, 20minutes.fr compare les deux fictions estampillées «Paca»...

Sandrine Cochard
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  — SIPA / FRANCE3

Neuf mois après l’arrêt de la série, les cocktails et les paréos de «Sous le soleil» pourraient réinvestir le petit écran le temps d’un prime time. Une aubaine pour TF1 dont le feuilleton aux 480 épisodes a fait les beaux jours. Mais avec «Plus belle la vie» sur France 3, reste-t-il de la place pour une autre série estampillée «Paca»? 20minutes.fr fait le point et compare les deux fictions.


Marseille vs Saint-Tropez

Chaque série est d’abord le reflet de «sa» ville: une Marseille métissée socialement et culturellement pour «Plus belle la vie», une Saint-Tropez nettement plus huppée et franchement blanche pour «Sous le soleil». Si la première se veut une cartographie sociale, mêlant des familles d’horizons divers, la seconde mise sur un univers de cage dorée où tout n’est pas si rose... A l’arrivée, «Plus belle la vie» ose aborder des sujets de société (homosexualité, handicap, racisme), certes aseptisés, quand «Sous le soleil» peine à les intégrer dans son décor de carte postale. Autre atout: elle brasse les genres, de la comédie romantique à l'enquête policière.




Sex appeal

Déhanchés sexy et décolletés plongeants, les filles de «Sous le soleil», qui paradent en maillots de bain ou en petite tenue d’été toujours valorisante, l’emportent haut la main sur les personnages sympathiques mais moins paillettes de «Plus belle la vie». Mention spéciale à Jessica, aka l’américaine Tonya Kinzinger, qui donne beaucoup d’elle-même pour faire partager sa passion: la danse.




«Sous le soleil», c’est aussi une tension sexuelle constante.



Sud attitude

«Quand on veut tourner en extérieur, le Sud est idéal. Plus il y a de lumière et de mer, plus il y a de plaisir: on sort de la grisaille», expliquait à 20 Minutes Laetitia Recayte, directrice générale de 2001 Audiovisuel, qui exporte «Plus belle la vie». Outre la considération purement pratique de la météo, l’étiquette «Made in Sud» fait vendre. D’où le paquet mis sur les plans «avé la mer et le soleil». «Sous le soleil», qui se déroule à Saint-Tropez, et «Plus belle la vie», à Marseille, font jeu égal à ce niveau. La seconde s’impose tout de même sur un point: certains de ses personnages ont effectivement l’accent marseillais tel Roland (même si l'acteur michel Cordes qui l'interprète est Nîmois!). Les filles de «Sous le soleil» n’ont en revanche rien de chantant dans la voix, à l’exception de Jessica qui garde obstinément son accent… américain.


Guest

Les recalés de la Star Academy ont l’habitude de tenter une incursion dans la comédie en participant à un épisode de «Sous le soleil». Ainsi Lukas Delcourt, (Star Academy 3), qui avait manifestement opté pour un jeu minimaliste, avec les mains dans les poches. Vous l’avez oublié? C’est normal.



La tâche est beaucoup plus ardue pour «Plus belle la vie», France 3 ne disposant pas d’un vivier d’apprentis chanteurs en quête de célébrité. Pourtant, les rumeurs quant à d'éventuels invités ne manquent pas, la dernière en date concernant l'arrivée de la championne de tennis belge Justine Hénin. A moins que Julien Lepers ou Mireille Dumas se proposent d’aller boire un verre du côté du zinc du Mistral.


Jeu d'acteur

On touche là au problème récurrent des séries françaises. Ni l'une ni l'autre ne sont épargnées par le fléau du jeu mono expressif ou des envolées qui tombent à plat.




Rebondissements

Des morts qui en fait ne l’étaient pas et reviennent, des histoires d’amour contrariées ou toujours compliquées, des garces machiavéliques et même des ex-agents du KGB… Dans «Plus belle la vie» comme dans «Sous le soleil», les intrigues improbables sont reines. Avec un inconvénient: elles restent obscures pour le novice. Pour suivre les péripéties de l’histoire, il est nécessaire de faire partie de la communauté «PBLV» ou «SLS». Pour y croire aussi.