Stéphane Bern anime « 20 h 10 pétantes » sur Canal +

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Après la « Bern Academie », « 20 H 10 pétantes » dégaine ce soir « Bernchelor », une parodie du « Bachelor ». L’occasion d’un entretien avec Stéphane Bern. M6 nous a menti, le gentleman célibataire, c’est vous ? Oui et nous le prouverons ce soir dans le « Bernchelor ». Dans cette parodie, un comédien se glisse dans ma peau et part à la recherche d’une épouse. Il est d’un grostesque achevé. Dans notre scénario, le « bernchelor » a les poches vides et un château à retaper : alors que les « bernchelorettes » rêvent de roses, lui n’a qu’une intention, leur coller une truelle entre les mains pour qu’elles restaurent le château. C’est à pisser de rire ! A l’époque de « Saga », on vous surnommait « Gogolgotha ». Ce Bern-là est mort ? J’ai changé, c’est vrai. Avant, j’étais comme les seiches, qui envoient de l’encre pour se protéger. Puis, j’ai lu « Bern, le chroniqueur des riches ». Là, je me suis dit stop car je n’ai jamais reconnu l’argent comme une valeur. Seriez-vous de gauche, vous qui émargez au Figaro, quotidien marqué à droite ? Le journal et moi sommes plutôt en froid. Et le groupe Lagardère (Paris Match, Oh la !) me fait de gros appels du pied. Quant à ma sensibilité, oui, elle est plutôt de gauche même si je me paie le luxe d’amitiés éclectiques, Lang, Delanoë, mais aussi Anne-Aymone Giscard d’Estaing. Et je suis fasciné par Bernadette Chirac. Comme moi, elle s’est délivrée du regard des autres. Vous êtes un électron libre ? Plus j’avance, moins j’ai le sentiment d’avoir à perdre. C’est mon côté anar. A Canal, je suis un zébulon, qui ne participe pas à l’hystérie des nombrils. Vous aimez les tribus ? Philippe Bouvard m’a appris à m’entourer de gens plus talentueux que moi. C’est ce que je fais au « Fou du Roi » ou à « 20H10 », avec quelqu’un comme Stéphane Guyon. Il vitriole les invités avec brio et moi, je feins l’indignation. J’adore ! Vous aimez aussi qu’on vous aime... Le fait que Canal m’ait proposé de commenter les cérémonies d’ouverture et de clôture des JO d’Athènes m’a fait très plaisir. Pour la première fois, j’ai l’impression d’appartenir à une chaîne, et c’est vrai, d’y être aimé. Recueillis par Nathalie Gathié