VIDEO. «Wild»: La nouvelle émission de survie qui ringardise les «Koh-Lanta» et consorts

AVENTURE Ce lundi à 21 heures, M6 lance « Wild », une nouvelle émission de survie qui dépasse toutes celles qui existent déjà..

Claire Barrois

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L'expert Rémi et la novice Laurence dans la savane, lors du tournage de «Wild».
L'expert Rémi et la novice Laurence dans la savane, lors du tournage de «Wild». — Patrick Robert / M6

Encore une émission de survie ? Oui, mais, encore une fois, on adhère. Wild, qui débarque ce lundi à 21 heures sur M6, est un concept original franchement convaincant. Justement, lequel ? Celui de rallier au plus vite une ligne d’arrivée dans quatre types d’environnements difficiles - savane, jungle, haute montagne et désert -, accompagné par un professionnel de la survie. En gros, mélangez l’émission de Mike Horn et Pékin Express et vous tenez le principe de l’émission. Saupoudrez avec des « novices », des candidats qui n’ont quasiment jamais mis un pied en dehors de chez eux, et vous tenez le programme de votre soirée, et des aventuriers experts.

« L’objectif de l’émission est de dompter la nature et la nature humaine, explique Frédéric de Vincelles, le directeur des programmes de M6. Dans Wild, il y a une notion de dépassement de soi, chère à M6, et de transmission entre "les sachants" et les autres. » Ce jeu de la transmission entraîne aussi pas mal de tensions. A chaque nouveau « biotope », un environnement particulier, tous les binômes changent obligatoirement, à l’exception du binôme gagnant qui peut choisir de rester ensemble. Et certains caractères sont assez peu compatibles…

Une aventure humaine

« Les novices étaient ensemble pendant les transports entre les biotopes, ils dormaient ensemble aussi, donc ils échangeaient sur les experts, explique Stéphane Rotenberg, le présentateur de l’émission. Du coup, les novices et les experts se traînaient une réputation d’un biotope à l’autre. » Et certains priaient pour ne pas tomber sur l’expert qui mise plus sur le coup de pied au cul que sur la compassion pour arriver au bout. Car pour franchir la ligne d’arrivée en premier (et empocher 10.000 euros), il vaut mieux que l’équipe s’entende bien au lieu de perdre du temps à discuter.

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Dans le premier épisode, les experts tirent un numéro au sort, celui de leur rang pour choisir un novice. « Les sept novices sont très stéréotypés, explique Rémi, l’un des aventuriers professionnels, qui choisit la seule candidate venue avec un sac à dos de rando au lieu d’une valise. On n’avait pas grand-chose pour les cerner, ils avaient juste dit une phrase. Ils étaient tous hyper motivés, c’était très riche au niveau humain, en quelques minutes, ils cassaient les clichés. »

La nature à dompter

En revanche, pour les experts, difficile de sortir du cliché. Rémi, l’aventurier solitaire, est un taiseux (gentil, mais vraiment pas bavard). Ses collègues issus du monde militaire sont les plus rentre-dedans. C’est le cas de Nicolas, un autre instructeur : « Les baisses de motivation, c’est compliqué à gérer. Il faut aller chercher les tripes de la personne d’en face. C’est un monde un peu violent. » Car cette violence, c’est aussi celle de la nature : hors de question de monter le camp pour la nuit n’importe où, sous peine de faire de mauvaises rencontres.

Quand Eléonore et son novice se sont retrouvés nez à nez avec un jaguar, la jeune femme n’a pas vraiment eu le temps de lui faire des politesses. « Sur le coup, j’ai cru que j’allais mourir, vraiment, raconte-t-elle. J’ai eu peur, mais j’aime flirter avec les limites. » Résultat : On a peur pour les équipes, on savoure avec elles les beaux moments, et on bave un peu (sauf quand ils crèvent de soif, évidemment). Et les experts qui ont vu le premier épisode sont unanimes devant les images : « Il n’y a rien de surjoué, de monté, de produit. Tu as ta bite et ton couteau, et tu te démerdes. » Une authenticité qui fonctionne.