La fécondation in vitro, comme si vous y étiez, dans un documentaire diffusé sur Teva

TELEVISION La réalisatrice nordiste Raphaëlle Catteau a filmé son expérience de fécondation in vitro (Fiv) pour livrer un film très émouvant baptisé « Journal d’une Fiv »…

Gilles Durand

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Raphaëlle Catteau, la réalisatrice, et le docteur René Frydman, avant l'opération rejouée pour le documentaire «Journal d'une Fiv».
Raphaëlle Catteau, la réalisatrice, et le docteur René Frydman, avant l'opération rejouée pour le documentaire «Journal d'une Fiv». — Nathalie Seroux
  • Le documentaire, Journal d’une Fiv, a été tourné par une réalisatrice nordiste Raphaëlle Catteau.
  • Il raconte l’expérience personnelle de la réalisatrice dans son désir d’avoir un enfant par procréation médicalement assistée.
  • Le film sera diffusé sur Teva, puis en compétition au festival de grand reportage d’actualité (Figra) de Saint-Omer, en mars 2018.

« Jamais je n’aurais imaginé, un jour, devoir passer par le protocole scientifique pour réussir une chose aussi naturelle que celle d’avoir un enfant ». Raphaëlle Catteau avait 40 ans lorsqu’elle s’est « engagée dans le tunnel de la procréation médicalement assistée (PMA) ». Comme beaucoup de femmes, elle a connu l’angoisse de l’échec, les aléas de l’insémination artificielle avant de s’atteler à une fécondation in vitro (Fiv).

Documentaire touchant et très instructif

C’est cette aventure personnelle qu’elle raconte avec beaucoup de tendresse et de talent dans Journal d’une Fiv, qui sera diffusée samedi 24 février, à 20h50 sur Téva*, à l’occasion du 36e anniversaire de la première naissance d’un bébé-éprouvette en France. On retrouve d’ailleurs un des pères de cette première Fiv, le gynécologue René Frydman, dans ce documentaire touchant et très instructif.

 

Cette réalisatrice, originaire du Nord et qui habite désormais à Montréal, au Canada, n’avait pas l’intention de tirer un film de son expérience. « C’est mon compagnon Rodolphe, qui a commencé à filmer dans les salles d’attente pour trouver sa place, comme un observateur anxieux, car on était comme deux cobayes dans un aquarium », explique Raphaëlle Catteau.

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D’où le naturel qui ressort de certaines scènes du documentaire car « il n’y avait pas d’enjeu », avoue-t-elle. Et puis, deux ans après la naissance de ses jumelles, en juillet 2013, en replongeant dans ces images, Raphaëlle Catteau a eu l’idée de raconter de façon subjective la « bataille médicale » de son couple, de la première piqûre à l’accouchement, en passant par le prélèvement de sperme.

Le tabou de la PMA vole en éclat

« Il a fallu rejouer des situations comme pour une fiction et j’ai intégré des images de mon enfance tournées en Super 8 », précise la réalisatrice. Le résultat est un petit bijou de 75 minutes qui fait voler en éclat le tabou de la PMA et se regarde comme une chronique familiale avec les souffrances, les joies, les sautes d’humour et une petite dose de pédagogie pour expliquer les gestes médicaux.

« Je me sens privilégiée d’avoir été aussi bien prise en charge. Ce film est aussi dédié à tous ces couples qui veulent donner la vie », glisse Raphaëlle Catteau qui finalise là son premier documentaire de création, après avoir tourné, entre autres, des autoportraits de comédiens pour Canal +.

Selon nos informations, Journal d’une Fiv a été sélectionné pour participer au festival international du grand reportage d’actualité ( Figra) qui se tiendra à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, entre le 20 et le 25 mars.

* Diffusé aussi le dimanche 11 mars, à 20h30, sur LCP.