«Une ambition intime»: «J'ai appris que j'étais très chiant», confie Franck Dubosc

TELEVISION Mardi, à 21h sur M6, l’émission de Karine Le Marchand fait son retour dans une version remaniée, tournée à Saint-Tropez…

Fabien Randanne
— 
Franck Dubosc est la première personnalité non politique invitée de l'émission «Une ambition intime» présentée par Karine Le Marchand.
Franck Dubosc est la première personnalité non politique invitée de l'émission «Une ambition intime» présentée par Karine Le Marchand. — BENJAMIN DECOIN /M6
  • L’émission « Une ambition intime » présentée par Karine Le Marchand avec Franck Dubosc en invité sera diffusée ce mardi, à 21h, sur M6.
  • Le tournage s’est déroulé le temps d’un long week-end à Saint-Tropez. Des amis de Franck Dubosc étaient du voyage.
  • Le comédien livre de nombreuses anecdotes potaches mais il livre aussi des confidences émouvantes.

Franck Dubosc comme vous ne l’avez jamais vu. C’est la promesse du numéro inédit d’Une ambition intime que diffusera M6 mardi à 21h. Et on peut dire qu’elle est tenue tant elle révèle une facette mélancolique que l’on ne soupçonnait pas vraiment chez le Patrick Chirac de la saga « Camping ». « Je savais que Karine Le Marchand irait chercher en moi certaines choses, a concédé le comédien lors de la présentation de l’émission à la presse. Je m’attendais à me confier, mais pas à lâcher prise comme cela. D’autant qu’il y a des moments où on ne savait pas si les caméras tournaient encore ou non. »

Lire aussi : On a vu «Une ambition intime» avec Franck Dubosc

Précisons que, pour cette première d’Une ambition intime sans invité politique, le concept a été sensiblement remanié. Car c’est dans une villa de Saint-Tropez que Karine Le Marchand a reçu, le temps d’un long week-end – du vendredi au mardi -, son invité et une poignée de ses potes, anonymes ou célèbres, comme Gérard Darmon, Philippe Lellouche ou Dany Brillant.

« On va nous filmer aussi quand on mange ? »

« On est dans un cadre idyllique, les amis sont bien reçus et sont là pour s’amuser », résume Franck Dubosc qui reconnaît cependant avoir abordé le tournage à reculons. « Au début, ça m’embêtait. Je me disais : "On va nous filmer aussi quand on mange ?" Ce fut le cas, mais on oublie très vite. » Et pour cause, les caméras sont placées à distance et se fondent dans le décor…

La traditionnelle interview en tête à tête sur le canapé demeure le fil rouge du programme. Elle a été enregistrée le premier jour du tournage, avant que les autres convives ne débarquent. L’entretien a duré pas moins de cinq heures. « Je n’ai pas été aussi fatigué que ce que je pensais, avance Franck Dubosc. C’est très flatteur de se dire que la personne qui vous interviewe a travaillé ses questions [Karine Le Marchand et ses équipes ont préparé l’entretien pendant plusieurs moi]. Et les journalistes qui écoutent vraiment vos réponses sont très rares. Hormis Laurent Boyer, il n’y en a pas beaucoup d’autres. »

Emotion et humour potache

Résultat, l’humoriste s’épanche, se confie, relate des moments douloureux de son existence. Il y a cette boum qu’il avait organisée, ado, et dont les invités lui ont tous fait faux bond. Il y a son rapport à sa mère, malade, à laquelle il rend visite tous les mois. Il y a ses troubles obsessionnels compulsifs qui polluent son quotidien. Et il y a cette séquence, assurément la plus forte de l’émission, où il fait le récit de ses adieux à son père atteint de la maladie de Charcot et dont il savait que c’était la dernière fois qu’il le voyait. Si l’on ajoute à cela le piano de Ludovico Einaudi et des archives d’enfance, difficile de résister à l’émotion.

Franck Dubosc avait déjà effectué sa psychanalyse télévisuelle dans Le Divan de Marc-Olivier Fogiel en 2016. Mais l’émission de France 3 ne le montrait pas évoluer avec ses proches. Dans Une ambition intime, on le voit boire un verre à la terrasse de Sénéquier, tenter de tenir en équilibre sur un paddle ou exécuter la choré disco de l’époque où il était un « puceau sauvage ». Que les inconditionnels du personnage se rassurent : l’humour potache et les blagues pas toujours très légères n’ont pas été coupées au montage. Si l’emploi du verbe « doigter » a été bipé, certaines vannes qui pourraient faire hurler une fois sorties de leur contexte semblent passer aisément dans la bonne humeur ambiante.

« J'ai découvert la façon qu'ont mes amis de m'aimer »

« Comme l’a fait remarquer Gérard Darmon, je n’avais pas ri comme ça depuis longtemps. J’ai la larme facile, mais c’est moins évident pour le rire », souligne Franck Dubosc, qui plusieurs mois après le tournage en garde un souvenir radieux. « J’avais amené du travail parce que j’étais en plein stress. Une fois sur place, je n’ai pas ouvert mes cahiers, si ce n’est pour y noter quelques petites idées. »

Qu’a-t-il retenu de tout cela ? « J’ai appris que j’étais très chiant. Je savais que je l’étais mais je ne pensais pas que ça se voyait autant. C’est difficile de se rendre compte à quel point c’est pesant pour les autres », estime-t-il. Un jugement sévère car ce n’est pas vraiment cela qui transparaît quand on regarde les deux heures d’émission. Il ajoute : « J’ai aussi découvert la façon qu'ont mes amis de m'aimer. C’est très agréable. » Franck Dubosc comme il ne s’est jamais vu.