France Télévisions: «Pas de tensions avec l'Etat, mais de nouvelles exigences», selon Delphine Ernotte

MEDIAS Elle regrette par ailleurs les conditions de départ de David Pujadas du «20 Heures» de France 2...

V. J. avec AFP

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La présidente de France Télévision Delphine Ernotte le 4 novembre 2015 à Paris
La présidente de France Télévision Delphine Ernotte le 4 novembre 2015 à Paris — FRANCOIS GUILLOT AFP

Après la motion de défiance adoptée à la majorité contre elle en décembre, la présidence de France Télévisions, Dephine Ernotte, a décidé de prendre la parole, pour assurer qu’il n’y avait pas de tensions entre le groupe audiovisuel et l’État, seulement de nouvelles exigences.

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« Nous travaillons sereinement avec un partage clair des responsabilités »

« Vous parlez d’un climat de tensions ? Ce n’est pas la nature des liens que France Télévisions entretient avec l’État, explique la présidente dans les pages du Journal du dimanche, alors que le gouvernement a imposé 50 millions d’euros d’économies à FTV et qu’il prépare une réforme de l’audiovisuel public pour fin 2018. Je parlerais davantage de nouvelles exigences. Nous travaillons sereinement avec un partage clair des responsabilités : au gouvernement et au Parlement de définir la réforme, ma mission consiste à offrir une télévision de qualité aujourd’hui tout en préparant celle de demain. »

59 % des Français satisfaits des chaînes publiques

Nommée en 2015, Delphine Ernotte voit la programmation du service public validée par une majorité des Français, selon un sondage de l’Ifop publié également dans le JDD. 59 % des personnes interrogées s’y déclarent satisfaites des programmes proposés par les chaînes de télévision publiques. Les Français apprécient notamment la place donnée à l’information (à 70 %) et aux programmes pour enfants (à 63 %), regrettent qu’il y ait trop de jeux (à 48 %) et pas assez de films (69 %), de culture (49 %) et de documentaires (48 %). Par ailleurs, 65 % des personnes interrogées se déclarent favorables à la mise en place d’une « redevance universelle », notamment demandée par Delphine Ernotte et Mathieu Gallet​, le président de Radio France.

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« J’ai compris l’inquiétude des journalistes »

La présidente a également assuré qu’elle se battait pour que France Télévisions puisse diffuser les Jeux olympiques de 2024 : « Ca fait des décennies que l’on diffuse les JO, on ne va pas renoncer l’année où ça se passe à Paris. En revanche, on ne peut pas payer n’importe quel prix pour les droits sportifs. C’est l’argent du contribuable ».

Quant à la motion de défiance, elle affirme l’avoir prise au sérieux : « J’ai compris l’inquiétude des journalistes. Je le redis : la qualité de l’information est une l’une de nos priorités et ne sera jamais une variable d’ajustement ». Mais elle a tout de même un regret, les conditions du départ de David Pujadas : « On aurait pu se séparer d’une meilleure manière ».