«Vendredi, tout est permis» fête sa 100e : Retour sur un succès «made in France»

TELEVISION Samedi, à 21 h, TF1 diffuse une émission spéciale pour célébrer le divertissement apparu sur son antenne en 2011...

Fabien Randanne

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Sur le plateau de la centième de «Vendredi, tout est permis».
Sur le plateau de la centième de «Vendredi, tout est permis». — FREDERIC BERTHET / TF1
  • Arthur a lancé « Vendredi, tout est permis» en décembre 2011.
  • Ce samedi, TF1 a programmé un prime-time spécial pour la centième.
  • Le concept a été vendu dans plus de 30 pays et est le format francophone qui s'exporte le mieux.

Le 16 décembre 2011, une nouvelle émission présentée par Arthur débarquait en deuxième partie de soirée sur TF1 : Vendredi, tout est permis. Six invités, dont M. Pokora, Claudia Tagbo et Ramzy Bédia jouaient le jeu d’épreuves humoristiques aux titres aussi évocateurs que « Let’s dance » (consistant à se dandiner sur différents airs musicaux), « Photomime » (où il faut mimer ce que l’on voit sur une photo) ou, la plus culte de toutes, le « Décor penché » et son plan incliné sur lequel les invités se gamellent de bon cœur. 1.7 million de téléspectateurs avaient été au rendez-vous de cette première qui ne fut pas la dernière puisque plus de six ans après, le divertissement est toujours à l’antenne sur TF1.

Ce samedi soir, la chaîne célèbre ainsi en prime time la centième – même si, comme le recense la page Wikipédia en comptant les best-of et spéciales comme C’est Noël tout est permis, il s’agira plutôt du 162e numéro. Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est qu’au fil des années, le succès de Vendredi, tout est permis ou VTEP – prononcer « vétèp’» - pour les intimes, ne s’est jamais démenti.

« Un laboratoire pour TF1 »

« On a construit l’émission comme un laboratoire pour TF1, a expliqué Arthur lundi lors d’une table ronde avec des journalistes. On a cherché de nouveaux talents comme Jarry, Ahmed Sylla ou Amelle Chahbi, qui sont vite devenus des invités récurrents. » C’est notamment Judith Elmaleh, la sœur de Gad, qui se met en quête des nouvelles têtes en écumant salles de spectacles et festivals. Si certaines ont été révélées ailleurs – dans On n’demande qu’à en rire sur France 2, par exemple – ces figures émergentes de l’humour sont rapidement devenues des visages familiers des téléspectateurs. Certes, parfois, il y a quelques erreurs de casting. « On voit vite ceux qui reviennent et ceux qui n’en font qu’une ou deux. Cela n’a rien à voir avec leur talent, plutôt avec leur aisance », nuance l’animateur.

Arthur, qui a lancé l’émission via sa société de production Satisfaction - The Television Agency, a depuis vendu le concept dans trente et un pays. « Trente-deux la semaine prochaine, j’espère », précise-t-il avant de souligner que Vendredi, tout est permis est « le format français le plus vendu à l’étranger, devant Stars sous hypnose [une autre de ses productions]. »

Le flop de la version américaine

L’Italie a désormais son Stasera tutto è possibile, l’Australie a son Slide Show, la Colombie son Me Caigo de la risa et le Liban son Eleylé Jnoun (pour ne citer qu’une poignée d’exemples). « C’est une jolie marque. Parmi les gros territoires qui ne l’ont pas acheté, il nous manque l’Angleterre, la Grèce… », énumère l’animateur et producteur. » Un bémol dans cette success story : la version américaine, Riot, a fait un flop sur la chaîne Fox et a été annulée au bout de quatre numéros, en 2014.

Pas de quoi ébranler la confiance d’Arthur dans le concept qu’il a crée. Il l’affirme aux journalistes : la centième émission de VTEP est sa « plus grosse éclate » depuis de nombreuses années. Le tournage s’est étalé sur plusieurs mois car, en plus des habituels jeux en plateau, les invités ont été conviés à relever des défis en extérieur. Dans un extrait présenté à la presse lundi, on a ainsi pu voir Shy’m, Jarry, Michael Youn, Florent Peyre et Ramzy Bédia embarquer à bord de jets pour un numéro de voltige en formation. Un challenge qui a été vécu avec plus ou moins de sérénité par les artistes et dont le résultat ne manque pas de piquant.

« Toutes les autres épreuves sont de ce niveau », a promis Arthur, en évoquant également un passage dans une maison hantée et un parcours sur un circuit de Formule 1… Cette émission spéciale pourrait, en cas de succès, donner naissance à un nouveau concept. Un programme qui s’intitulerait Stars sous pression (ou Stars Under Pressure à l’international). Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.