Agression sexuelle: Après sa suspension au mois de novembre, Frédéric Haziza va réintégrer LCP

ACCUSATIONS La journaliste Astrid de Villaines avait porté plainte pour des faits datant de novembre 2014…

L.B.

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Le journaliste Frédéric Haziza
Le journaliste Frédéric Haziza — Eric Fougere

Frédéric Haziza, présentateur vedette de La Chaîne parlementaire (LCP), devrait réintégrer la rédaction alors qu’une enquête préliminaire est encore ouverte, révèle Buzzfeed. Il a été suspendu au mois de novembre après des accusations d’agressions sexuelles d’une journaliste de la chaîne.

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Astrid de Villaines avait porté plainte pour des faits datant de novembre 2014 et le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire dans le cadre de cette plainte.

« Rien ne s’oppose au retour de Frédéric Haziza »

Marie-Ève Malouines, la présidente de LCP, a annoncé jeudi soir à l’ensemble des salariés vouloir réintégrer le journaliste. Dans un mail que Buzzfeed a pu consulter : « La direction constate qu’en l’état, juridiquement rien ne s’oppose au retour de Frédéric Haziza dans l’entreprise. Afin de garantir des conditions de travail sereines pour la journaliste qui a porté plainte, pour le journaliste qu’elle accuse, ainsi que pour l’ensemble des personnels de l’entreprise, la direction étudie avec l’avocate de LCP les mesures d’accompagnement appropriées dans le respect des règles de droit. »

La patronne de la chaîne, qui avait déjà longuement hésité à suspendre l’animateur, a pris cette décision après avoir consulté les conclusions d’une enquête interne confiée à Philippe Le Bellec, un intervenant extérieur agréé par le ministère du travail, révèle Buzzfeed.

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« Des actes inappropriés dits "potache" ou "lourdingues" »

Marie-Ève Malouines, la présidente de LCP, justifie : « Concernant Frédéric Haziza, qui est dispensé d’activité depuis le 21 novembre dernier, jusqu’à la conclusion de cette enquête interne, Philippe Le Bellec ne relève aucun témoignage d’agression sexuelle​, mais des actes inappropriés dits "potache" ou "lourdingues", avant la sanction décidée par l’entreprise en 2014, suite à un fait qui motive la récente plainte d’une salariée. Cet expert ne relève pas de comportement inapproprié depuis 2014. » La Société des journalistes (SDJ) a dénoncé mardi un résumé « lapidaire qui ne reflète pas le malaise profond ressenti par la rédaction ».