Le papa de Thibault des «Marseillais» et de Quentin de «10 couples»: «Mes fils ont atteint mon rêve»

CONFIDENCES Le père de Thibault, candidat emblématique des « Marseillais » et des « Anges » et de Quentin, nouveau venu qui a séduit les téléspectateurs dans « 10 couples parfaits » se félicite de la réussite de ses fils…

Propos recueillis par Claire Barrois

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Thibault (à gauche) candidat des «Marseillais» et des «Anges», et Quentin à droite, candidat de «10 couples parfaits», la «Villa des cœurs brisés» et bientôt dans «Friendstrip 4».
Thibault (à gauche) candidat des «Marseillais» et des «Anges», et Quentin à droite, candidat de «10 couples parfaits», la «Villa des cœurs brisés» et bientôt dans «Friendstrip 4». — quegarcia/instagram
  • « 20 Minutes » a décidé de donner la parole aux parents de candidats de téléréalité.
  • Thibault Garcia a débuté dans « Les Marseillais à Miami » en 2012, et a enchaîné ensuite avec les « Anges ». Il avait quitté la téléréalité et y est un peu revenu depuis qu'il est en couple avec Jessica Thivenin, star des « Marseillais ».
  • Son frère Quentin est apparu sur nos écrans cet été dans « 10 Couples parfaits », est apparu récemment dans « La Villa des cœurs brisés 3 » et fera son retour en janvier dans « Friendstrip 4 ».
  • Leur papa, Vincent, revient sur le parcours de ses fils, dont il est très fier.

« Je n’aimerais pas être sa mère… » Qui ne s’est jamais dit cette phrase devant un programme de téléréalité ? Pour arrêter de fantasmer sur ce que pensent les parents de candidats de ce qu’ils font dans ces émissions, 20 Minutes est allé le leur demander. Vincent, le père de Thibault, candidat emblématique des Marseillais et des Anges de la téléréalité depuis 2012, et de Quentin, sur nos écrans depuis 10 Couples parfaits cet été et bientôt dans Friendstrip 4, a répondu.

Comment Thibault est-il arrivé à la téléréalité au départ ?

Si je ne dis pas de bêtise, Thibault est allé à un casting. Il venait d’avoir son BTS en assurances. Il avait 21 ans, donc il faisait des petits boulots, rien de bien concret.

Qu’est-ce que ça vous a fait quand il vous a annoncé qu’il allait faire de la téléréalité ?

J’ai été très surpris au début. J’essayais de lui trouver du boulot dans la banque. Il m’a dit qu’il avait envie de faire autre chose et de se démerder tout seul avant de m’expliquer qu’il allait faire de la téléréalité. On avait des appréhensions par rapport aux vingt-cinq tentatives de suicide de Loana. J’aurais préféré qu’il aille bosser tous les jours dans une banque et qu’il rentre tous les soirs. Je n’étais pas un grand amateur de téléréalité. Comme tout le monde, j’avais regardé Loft Story, des petits trucs comme ça, mais je ne connaissais pas vraiment ce type d’émissions.

On avait des appréhensions par rapport aux vingt-cinq tentatives de suicide de Loana. »

On lui a dit de faire ce qu’il voulait, mais d’être vigilant, de nous appeler s’il avait des soucis quelconques, d’en référer à nous. On l’a mis en garde sur la drogue, les trucs comme ça. On est des gens moyens, normaux. Nous lui avons dit qu’il fallait toujours qu’il regarde d’où il venait et de garder les pieds sur terre.

Et pour Quentin ?

Nous avons deux enfants complètement différents. Ça nous a autant surpris de voir Quentin se mettre à la téléréalité que quand Thibault nous a fait son annonce. On n’a pas donné les mêmes conseils à Quentin qui est beaucoup plus discret que son frère. De la même manière, on lui a dit de ne pas oublier d’où il venait, mais on ne lui a pas dit de faire comme son frère ou de ne pas suivre son modèle. On lui a dit de tenter le coup.

Comme tous les parents, on se retrouve souvent devant le fait accompli. Par exemple, je leur avais déconseillé de se faire tatouer parce que j’avais un tatouage de jeunesse que je regrettais. Ils ont écouté jusqu’à 18 ans et puis après… On voit le résultat !

Quentin s’est fait repérer quand on est allé au mariage de Thibault et Shanna à Rio [dans Les Anges de la téléréalité 7, en 2015].

Justement, ce mariage, c’était un vrai mariage ou c’était juste pour l’émission ?

Non c’était vrai ! J’ai pleuré tout le temps. C’était un vrai mariage à l’église avec nous, les parents de Shanna, tous les Anges… Personne n’a triché.

Passer de l’autre côté de l’écran, ça m’a fait quelque chose. Quand j’étais jeune, j’aurais voulu être connu. Je suis monté à Paris pour essayer de rencontrer des gens connus et je n’y suis jamais arrivé. Mes fils ont atteint mon rêve.

Quelle a été votre réaction quand vous avez découvert vos fils à la télévision ?

La première fois que j’ai vu Thibault, j’ai eu les larmes aux yeux, j’ai eu envie d’appeler la terre entière pour leur dire qu’il y avait mon fils à la télé. Au début, on a beaucoup regardé pour voir comment il évoluait. Pour Quentin, on a ressenti la même fierté et nous avons été plus attentifs parce qu’on voulait savoir comment ça allait se passer pour lui. Ça n’était pas le même type d’émission, donc on n’était pas habitués.

« La première fois que j’ai vu Thibault, j’ai eu envie d’appeler la terre entière pour leur dire qu’il y avait mon fils à la télé. »

Estimez-vous que vos fils ont changé en faisant de la téléréalité ?

Ils sont tout à fait comme on les a éduqués, ne se prennent pas la tête. Ils n’ont pas changé, n’ont pas pris la grosse tête… Ils ont compris qu’ils avaient de la chance. Quentin vit encore avec nous, Thibault vient nous voir très souvent. En tant que parents, nous sommes toujours sur le qui-vive. Maintenant on voit qu’ils ont les pieds sur terre mais on reste vigilants pour leur rappeler qui ils sont, au cas où.

Regardez-vous ce que les gens disent d’eux sur les réseaux sociaux ?

Je me suis créé un compte Instagram, je me régale pour ma fierté personnelle à poster des photos de moi avec Jessica, Quentin et Thibault. Quand je vois les commentaires négatifs, je m’en fous, mais au fond ça me fait du mal. Mais je relativise en me disant qu’ils ont choisi de s’exposer, qu’ils sont des personnages publics.

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Là famille

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En revanche, je suis très susceptible quand les personnes proches se permettent de critiquer mes fils. Je suis d’ascendance espagnole et donc très accro à la vieille fierté macho. A ceux qui me disent qu'« ils n’ont rien dans le cerveau », je réponds qu’ils ont tous les deux un BTS. C’est leur choix de vie, ils n’ont pas besoin de se justifier et moi non plus.

On m’a réveillé à 8 heures du matin pour me présenter des condoléances parce que Shanna [l’ex de Thibault] était morte en voiture. Je savais que c’était faux, mais ça fait bizarre quand même. On a vu nos fils sur les unes des journaux, mais comme on les a près de nous au quotidien, on voit vraiment que ces journaux-là sont vraiment de la merde. Cette presse-là ne m’atteint pas du tout. C’est rigolo. On se demande comment ils font pour inventer des vies. Ils ne racontent que n’importe quoi, mais ça fait quand même plaisir. On a acheté les premiers pour se faire des souvenirs​.

Que leur a apporté la téléréalité ?

Mes deux fils ont gagné en assurance, en confiance en eux. Je n’ai jamais eu confiance en moi, du coup je ne leur ai pas transmis cette qualité. Aujourd’hui ils voient qu’ils existent.

Work 😉

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Sans cette expérience, Thibault aurait quand même monté sa société. Il a toujours été entrepreneur, a toujours dit qu’il ne voulait pas s’emmerder avec un patron. Il avait les idées très arrêtées et savait très bien qu’il ne serait jamais banquier.

Ils ont tous les deux beaucoup de distance par rapport à la téléréalité, pensez-vous qu’ils vont rester en lien longtemps avec ce milieu ?

Thibault avait complètement arrêté la téléréalité et n’y serait pas revenu sans sa relation avec Jessica [Thivenin, tête d’affiche des Marseillais]. Et encore, il ne vient que quelques jours par saison… Quentin est différent, il voit la téléréalité comme un moyen. Je pense qu’ils vont rester le temps qu’il faut et qu’ils ne resteront pas trop tard, mais ça ne me gêne pas qu’ils continuent, c’est bien ce qu’ils font.

Je leur souhaite de continuer à réussir et à avoir l’image qu’ils ont : des enfants bien éduqués. Leur éducation et leur calme leur ont permis de tirer leur épingle du jeu. Je n’ai jamais eu honte d’eux, ils ne disent jamais de mal de personne. Je n’aime pas quand ils font des fautes de français, mais c’est tout. En plus, les gros mots sont bipés !

Le bonheur c’est la famille. Ils savent qu’on est là et je pense qu’ils auraient été aussi heureux sans la téléréalité. Ils ne se la jouent pas, ils sont discrets, et personnellement, je préfère regarder mes gamins dans une émission que de la Formule 1.