Lucie, love coach de «La Villa des cœurs brisés»: «Il faut laisser les candidats grandir pour qu'ils trouvent l'amour»

INTERVIEW Lucie, la love coach de «La Villa des Cœurs brisés», raconte les difficultés particulières des candidats de téléréalité en amour...

Propos recueillis par Claire Barrois
— 
Lucie, la love coach de «La Villa des Cœurs brisés».
Lucie, la love coach de «La Villa des Cœurs brisés». — EtienneJeanneret/NT1
  • L’émission de téléréalité « La Villa des Cœurs brisés » revient ce lundi à 19h sur NT1.
  • Les candidats y viennent pour régler les problèmes qui les empêchent de trouver l’amour.
  • Pour y parvenir, ils font appel à Lucie, une love coach à leur disposition.
  • Cette dernière est revenue sur le parcours des candidats de téléréalité en amour.

Le personnage principal de l’émission, c’est elle. Lucie, la love coach de La Villa des Cœurs brisés revient ce lundi à 19h sur NT1 pour la troisième saison. La coach en relations sentimentales de 37 ans permet aux âmes cabossées de la téléréalité de mieux s’en sortir un amour.

Dans l’émission, on a l’impression que les garçons sont volages et les filles jalouses. Est-ce représentatif des Français ?

C’est vrai que, cette année, les problématiques récurrentes sont « je veux prendre confiance en moi » pour filles et « je veux tomber amoureux » pour les garçons. Les femmes viennent dans une démarche personnelle, pour progresser sur le long terme, et les hommes en ont assez d’être volages. C’est aussi une source de souffrance pour eux de ne pas pouvoir se poser.

En général, les hommes que je vois ne savent pas séduire, ils ont des gros complexes physiques, ne savent pas quoi dire aux femmes. Le fait de collectionner les filles, on ne m’en parle jamais en dehors de l’émission. C’est typique de la tentation qu’ils ont parce qu’ils sont exposés et ont des milliers de followers sur les réseaux sociaux. Une vie quotidienne « normale » n’offre pas ce genre d’opportunités. A l’inverse, les problématiques féminines, sur la confiance en soi et le fait de ne pas se tromper sur la personne qu’on rencontre, c’est quelque chose que je vois beaucoup dans mon cabinet à Paris.

Ressemblent-ils à tous les jeunes ?

Ils ont les mêmes difficultés que tous les jeunes, même si ce sont des personnalités très fortes, et qu’elles se distinguent par leur jeunesse et le fait qu’elles font de la téléréalité. Ils sont de cette génération où les choses sont faciles, où tout va vite. La facilité à se rencontrer, à tromper, à se quitter… La consommation surdéveloppée ne les aide pas à construire un amour qui dure.

Faire de la téléréalité leur donne-t-il des failles plus importantes ?

La téléréalité peut être soit un canal merveilleux pour se trouver, gagner de l’argent ou un piège dans lequel il est facile de tomber qui développe des névroses, remet une brèche dans vos failles. Mais, globalement, l’entourage, l’éducation et le caractère font ce que vous êtes.

La téléréalité est un effet de mode, il ne faut pas avoir un caractère spécial pour en faire. Le besoin de reconnaissance, à cet âge-là on l’a tous : C’est normal de se construire à partir du regard des autres au sortir de l’adolescence. Et ceux qui choisissent de participer à La Villa des Cœurs brisés ont un propos constructif sur eux-mêmes.

Comment les aidez-vous ?

On n’accompagne pas un jeune de 20-25 ans, comme une dame qui a la quarantaine et une certaine analyse, une expérience sur sa vie. Les jeunes sont, en général, très motivés parce que ça ne va pas. Mais c’est presque leur seule motivation. A la différence des personnes plus âgées, qui voient le coaching sur du plus long terme et veulent améliorer leur relation au monde, pas seulement régler leur problématique amoureuse. Les jeunes ont une urgence à vivre et à guérir parce qu’ils souffrent, mais leur engagement est moins grand, sur du plus court terme.

Avez-vous gardé des liens avec les candidats des saisons précédentes ?

J’ai gardé contact avec certains. Il y en a peu qui reviennent en coaching, mais beaucoup me demandent un conseil de temps en temps par message, mais seulement quand ils ont un problème. On a développé une relation quasi amicale donc on ne se voit pas dans un cadre thérapeutique classique. Après l’émission, certains sont retombés dans leurs travers, mais il faut les laisser grandir pour que ça s’intègre en eux.