VIDÉO. On a passé une journée sur le tournage de «Demain nous appartient»

TELEVISION «20 Minutes» vous invite dans les coulisses de la série quotidienne de TF1 à Sète…

Nicolas Bonzom

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Sur le tournage de Demain nous appartient.
Sur le tournage de Demain nous appartient. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Sète accueille le tournage de la série de TF1 depuis le mois de mai.
  • Chaque jour, environ 3 millions de téléspectateurs regardent le programme.
  • Les studios ont été construits dans une ancienne usine d’embouteillage.

Dans l’ex-usine d’embouteillage de Sète, le moteur est demandé. Dans un décor de commissariat plus vrai que nature, on tourne une scène clé de Demain nous appartient. Lorie Pester et Charlotte Valandrey se donnent la réplique autour de la machine à café.

Difficile d’en dire plus, sans spoiler, et risquer de s’attirer les foudres des quelque 3 millions de fans qui regardent le feuilleton chaque soir sur TF1. 20 Minutes a passé une journée sur le tournage de la série, et vous fait pénétrer dans ses coulisses.

>> A lire aussi : « Demain nous appartient »: le « Plus belle la vie » de TF1 qui « parle à tous les Français »

Sur le tournage d'une scène de Demain nous appartient dans l'hôtel de police.
Sur le tournage d'une scène de Demain nous appartient dans l'hôtel de police. - N. Bonzom / Maxele Presse
Lorie Pester et Charlotte Valandrey tournent une scène de Demain nous appartient.
Lorie Pester et Charlotte Valandrey tournent une scène de Demain nous appartient. - N. Bonzom / Maxele Presse

« Tout s’est fait très vite »

Demain nous appartient, c’est un immense barnum qui a quelque peu bousculé la routine de l’Île singulière. En novembre 2016, l’équipe de production a investi un site à l’abandon, où du vin était autrefois mis en bouteille, pour y construire ses studios. En quelques mois, les décors étaient prêts à accueillir le casting de la série, autour d’Ingrid Chauvin : 8.000 m² de studios, dont 1.650 m² de plateaux de tournage et quinze décors.

« Tout s’est fait très vite », raconte Sophie Ferrario, la productrice exécutive du programme, qui a longtemps œuvré sur Plus belle la vie. A Sète, « chaque jour, une équipe tourne en studio, pendant que deux autres sont à l’extérieur », reprend la productrice. Entre le tournage et la diffusion, s’écoulent entre 8 et 10 semaines environ. Les scènes auxquelles nous avons assisté il y a quelques jours à l’hôtel de police, par exemple, passeront sur TF1 entre le 20 novembre et le mois de décembre.

Comme au temps de la plaine Saint-Denis

Chaque jour, c’est une véritable ruche qui s’active. Dans un coin du bâtiment, des centaines de costumes, du policier au juge, sont chouchoutés. Les décors, eux, sont peaufinés sur place, par des menuisiers. Une porte plus loin, le Graal : les studios de tournage. Comme au temps béni de la plaine Saint-Denis, on passe du lycée à l’hôpital, en passant par la mairie, reproduite à l’identique selon l’hôtel de ville de Sète, ou aux appartements du capitaine de police Karim Saeed ou de la famille Beddiar.

Des centaines de costumes sont chouchoutés en attendant d'être utilisés.
Des centaines de costumes sont chouchoutés en attendant d'être utilisés. - N. Bonzom / Maxele Presse
Dans le château des Vallorta.
Dans le château des Vallorta. - N. Bonzom / Maxele Presse

Le château des Vallorta est là aussi, théâtre de drames au centre de la série. « On tourne d’habitude en décor réel, dans un domaine tout près d’ici, mais en ce moment, ce sont les vendanges, décrit la production. Alors, on a aussi un décor de la maison ici. »

« On est plutôt pas mal à Sète non ? »

De l'autre côté de Sète, du côté de la Pointe Courte, Ingrid Chauvin et Alexandre Brasseur sermonnent Clément Rémiens, qui joue leur fils. C’est ici, au bord de l’étang, qu’a été installée la splendide demeure de la star du programme. « On n’est pas les plus malheureux ici, non ? », sourit un technicien. C’est d’ailleurs le sentiment qui domine quand on interroge le casting de la série. « On est plutôt pas mal à Sète, non ? », disent-ils tous, en levant les yeux au ciel pour montrer le soleil qui tape sur la ville.

« La plupart des comédiens sont d’ailleurs devenus Sétois maintenant », explique l’un des acteurs. « Sète, j’en suis tombée amoureuse », confie même Charlotte Valandrey. Lorie Pester fait quelques allers-retours vers la capitale, histoire d’enregistrer et d’assurer la promotion de son album, dont un extrait vient d’être dévoilé. « Mais cet été, j’étais là sept jours sur sept », sourit-elle. Comédiens et techniciens confondus, la production de la série doit loger environ 100 à 120 personnes sur la commune littorale.

Fin de journée, dans les studios de Demain nous appartient. Et demain, ça recommence. Pour l’instant, TF1 a commandé 130 épisodes de la série, qui se bat sur une case pas facile. Dans l’ex-usine d’embouteillage, tous espèrent qu’une rallonge ne tardera pas.