Polémique Angot-Rousseau: Marlène Schiappa s'explique sur son signalement au CSA

TELEVISION La secrétaire d’Etat « chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes », avait adressé une lettre au CSA, deux jours après la diffusion d’« On n’est pas couché » sur France 2…

C.W.

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Marlène Schiappa s'est expliqué sur son signalement au CSA après la polémique Rousseau-Angot
Marlène Schiappa s'est expliqué sur son signalement au CSA après la polémique Rousseau-Angot — JC Tardivon/SIPA

Près de dix jours après l’altercation entre Christine Angot et Sandrine Rousseau sur le plateau d’On n’est pas couché sur France 2, Marlène Schiappa revient sur son signalement au CSA. Très vite après la diffusion de la séquence, la secrétaire d’Etat « chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes » avait adressé une lettre au « gendarme de l’audiovisuel » pour faire part de son mécontentement.

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« S’interroger sur le traitement des violences sexuelles en télévision »

Sur Europe 1 ce lundi, tel que le rapporte Puremédias, Marlène Schiappa explique ne pas avoir cité Christine Angot dans sa lettre adressée au CSA, parce que « l’idée n’est pas de blâmer Christine Angot ad hominem. L’idée, c’est de dire, que dans la vie, quand quelqu’un pleure parce qu’elle a été victime d’une agression sexuelle, on la console ! ». Ce qui l’a choquée, « c’est de voir cette femme qui pleurait et que tout le monde s’acharnait sur elle, sur comment elle aurait dû dire ou ne pas dire, raconter ou ne pas raconter. »

« Le lendemain matin, j’ai reçu des centaines de SMS, de mails, d’appels, de femmes et d’hommes qui ont vu cette séquence et qui étaient profondément choqués. Encore une fois, l’idée n’est pas de remettre en cause ni Laurent Ruquier, ni Christine Angot, ni Yann Moix, ni qui ce soit », explique-t-elle, « l’idée est de s’interroger sur le traitement des violences sexuelles en télévision ».

Marlène Schiappa révèle également avoir eu longuement au téléphone Delphine Ernotte, la patronne de France Télé, ainsi que Sandrine Rousseau. Son souhait ? « On doit savoir mieux gérer ce genre de moment plein d’émotions en télévision », explique-t-elle, ajoutant, « je demande au CSA de faire des préconisations sur ce sujet ».