«A l'état sauvage»: «Pour moi Shy'm n’existe pas, pour moi c'est Tamara», insiste Mike Horn

TELEVISION Pour ce nouvel épisode « d’A l’état sauvage » sur M6, Mike Horn emmène la chanteuse Shy’m au Népal…

Propos recueillis par Clio Weickert
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Mike Horn et Shy'm/Tamara dans l'émission «A l'état sauvage» sur M6
Mike Horn et Shy'm/Tamara dans l'émission «A l'état sauvage» sur M6 — Julien KNAUB/M6

Shy’m s’envole vers les sommets de l’Himalaya. Ce lundi à 21 heures, M6 présente un nouvel épisode de son émission A l’état sauvage, dans laquelle l’aventurier Mike Horn emmène une personnalité se confronter à la rudesse du monde sauvage. Après M.Pokora, Christophe Dechavanne ou encore Laure Manaudou, c’est donc au tour de la chanteuse Shy’m (et prochainement présentatrice de Nouvelle Star sur la même chaîne), de se mettre en danger au Népal, aux côtés de Mike Horn, que 20 Minutes a interviewé à l’occasion.

Elle est comment Shy’m, en vrai ?

Pour moi, Shy’m n’existe pas, pour moi c’est Tamara [son vrai prénom]. J’ai découvert une fille extraordinaire avec un côté très humain et des valeurs très importantes. Elle a beaucoup de détermination, c’est une bosseuse qui a cette recherche de perfection. Je ne la connaissais pas très bien au départ, et puis, on se méfie toujours un peu de ce qu’on voit. Je voulais apprendre à la connaître à travers cette aventure.

C’est la deuxième femme à participer à cette émission, et une fois encore, elle s’en sort plutôt bien. Les femmes sont de très bonnes aventurières alors ?

Les femmes sont beaucoup plus solides que les hommes. Si les hommes donnaient naissance aux enfants, ils en crèveraient car ils ne supporteraient pas la douleur ! Pour moi, une femme c’est toujours quelqu’un qui ne prend pas seulement soin d’elle, mais qui va aussi faire attention aux autres. Et je trouve que c’est vraiment important dans ce monde de survie. Quand on peut prendre soin des autres, on peut prendre soin de nous-même en fait. Cet aspect ressort vraiment très fort quand on se retrouve sans nourriture et dans des conditions difficiles. J’ai l’impression que les femmes ne lâchent pas ! Et c’est ça que Tamara a montré. Ce n’était jamais facile pour elle, c’est presque une poupée, mais tout d’un coup tu vois vraiment qui se cache derrière elle.

D’autant que là, vous partez pour la première fois en haute montagne où les conditions de survie sont très difficiles…

Ça demande une condition physique un peu plus supérieure à celle qu’il fallait avoir pour les autres émissions que j’ai fait. Il y a le mal des montagnes et c’est aussi un climat qui change très vite. Tu peux avoir un climat en bas, à 3.000 mètres, qui est bien, et dès que tu arrives à 5.000 mètres tu peux avoir du vent et des températures qui baissent très très vite. Et il n’y a pas de nourriture en altitude. Pour toutes ces raisons, j’étais content que ce soit avec Tamara parce que c’est quelqu’un qui a une bonne condition physique.

Vous pensez que les téléspectateurs seront surpris par Tamara ?

Oui, même moi je l’ai été. J’ai été étonné par ce courage, elle m’a bluffé, notamment quand elle bouffait de la viande crue que normalement elle ne mangeait pas. Et quand elle pleure et qu’elle crie parce qu’elle veut vraiment y arriver, tu vois que c’est une énergie qui vient du plus profond d’elle. C’est sûr qu’à travers cette émission, on va voir quelqu’un de très différent par rapport à celle que l’on connaît sur scène. Ce n’était pas Shy’m avec moi, pas la Shy’m qu’on connaît.

Une Shy’m qui refuse de tuer un pigeon pour manger notamment…

En fait elle a eu une bonne réflexion. C’était presque à la fin de l’aventure, et elle a préféré de ne pas prendre la vie, mais la donner. Et j’adore cette philosophie. Moi je fais pareil dans tout ce que je fais. Si je n’ai pas vraiment faim, je ne vais pas tuer quelque chose juste pour manger. La petite histoire concernant le pigeon, c’est que ces pigeons vivent en couple, et pour toute leur vie. Et ça l’a touché énormément, elle ne voulait pas que l’autre pigeon parte tout seul. Et c’est sûr que ce sont des moments très forts en émotions, et les gens vont voir cela à travers cette émission.

Vous recommanderiez à tout le monde de faire une aventure comme ça, de partir à l’état sauvage ?

Oui, car ce sont des moments de réflexion sur notre vie quand on dépasse nos limites, des moments où on trouve des réponses à beaucoup de questions. Mais aussi des moments d’extrême fatigue qui nous font apprécier la vie qu’on a à la maison. Et je pense que chacun de nous a besoin d’un moment comme ça, pour se remettre en question. C’est très constructif en fait pour l’être humain de ne pas toujours évoluer dans ses zones de confort. Du moment où tu vas au-delà de ta zone de confort, c’est là que tu te retrouves.

Et vous, avez-vous de nouveaux challenges ?

Après la traversée de l’Antarctique, je remonte maintenant au pôle Nord et je vais essayer de le traverser de la même manière. C’est quelque chose qui n’a jamais été fait, c’est aussi un rêve que j’ai depuis très longtemps que je peux tenter avec mon expérience. Car pour moi, une vie sans challenge n’est pas vraiment une vie.