VIDEO. Emmy Awards 2017: Carton pour «The Handmaid's Tale», «Veep», «Big Little Lies» et «SNL»

TELEVISION La grand messe hollywoodienne télévisée a tenue ses promesses, dimanche...

P.B.

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Les actrices de la série «La Servante écarlate» («The Handmaid's Tale»), Ann Dowd, Elizabeth Moss et Alexis Bledel lors des Emmy Awards, le 17 septembre 2017.
Les actrices de la série «La Servante écarlate» («The Handmaid's Tale»), Ann Dowd, Elizabeth Moss et Alexis Bledel lors des Emmy Awards, le 17 septembre 2017. — Jordan Strauss/AP/SIPA

Non, Game of Thrones n’a pas été snobé aux Emmy Awards, dimanche soir. Avec sa diffusion décalée, le carton de HBO n’était pas éligible cette année. En son absence, c’est l’adaptation du roman de Margaret Atwood The Handmaid’s Tale, qui a été sacrée meilleure série dramatique tandis que l’habituée Veep a encore gagné côté comédie. En format court, Big Little Lies et son casting VIP n’ont laissé que des miettes à leurs adversaires, tout comme Saturday Night Live en divertissement. Mais le grand vainqueur et phénomène télévisé de l’année reste incontestablement le président américain Donald Trump, présent à chaque instant. Bilan.

La Servante écarlate, le sacre mérité

Huit trophées sur 13 nominations. The Handmaid’s Tale a dominé sur presque tous les fronts, dimanche soir. Cette dystopie imaginée par Margaret Atwood il y a 30 ans, dans laquelle les femmes sont réduites en esclavage au rôle de poules pondeuses, n’a jamais été aussi pertinente aujourd’hui. Sans faire injure à Stranger Things et à Westworld, son sacre dans la catégorie suprême (meilleure série dramatique) est amplement mérité. Tout comme les victoires d’Elizabeth Moss (meilleure actrice dans un drame), de la terrifiante Ann Dowd (second rôle) et d’Alexis Bledel (guest). S’ajoutent quatre trophées techniques : réalisation, scénario, photographie et production. Diffusée en France sur OCS, la série permet au service de streaming Hulu de faire son entrée dans la cour des grands, après Netflix et Amazon.

Veep, encore et toujours

Cela finit par devenir fatiguant. La comédie satirique de HBO remporte son 3e Emmy d’affilée. Julia Louis-Dreyfus, elle, entre dans l’histoire avec une 6e statuette consécutive.

Big Little Lies, mini-série, maxi-succès

Comme The Handmaid's Tale, Veep, Big Little Lies et SNL, Big Little Lies repart avec huit récompenses, sur 16 nominations. Adaptée du best-seller de Liane Moriarty par David E. Kelley (Ally McBeal), elle remporte l’Emmy de la meilleure mini-série. La réalisation de Jean-Marc Vallée est distinguée, mais c’est avant tout par ses actrices que la série brille, avec Laura Dern (second rôle) et surtout Nicole Kidman (meilleure actrice), qui en a profité pour dénoncer le tabou de la violence conjugale. Son mari dans la série, Alexander Skarsgard, a également été récompensé (second rôle).

SNL peut dire merci Donald Trump

En perte de vitesse, l’émission mythique du samedi soir s’est refait une jeunesse grâce à la présidentielle américaine. Avec 22 nominations dans la catégorie divertissement, Saturday Night Live était imbattable. Récompensé pour son imitation de Donald Trump, Alec Baldwin s’est au passage moqué de son modèle : « Voilà enfin votre Emmy, monsieur le président ».

Et Melissa McCarthy a eu la surprise de voir le vrai Sean Spicer faire une apparition un peu crispée.

On attend désormais le tweet critique de Donald Trump lundi matin.

Le reste : Donald Glover et Black Mirror

A 20 Minutes, on est resté scotchés par la beauté fulgurante de l’épisode San Junipero de Black Mirror (meilleur téléfilm). Et le double Emmy de Donald Glover (meilleurs acteur et réalisateur pour la comédie Atlanta) fait bien plaisir. Glover rentre au passage dans l’histoire en devenant le premier réalisateur noir récompensé derrière la caméra aux Emmy Awards. Une bonne soirée.