VIDEO. Emmy Awards: Alec Baldwin récompensé pour son imitation de Donald Trump

ETATS-UNIS C'était la 18e nomination aux Emmys de l'acteur...

M.C. avec AFP

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Alec Baldwin reçoit son Emmy le 17 septembre 2017.
Alec Baldwin reçoit son Emmy le 17 septembre 2017. — Frederic J. Brown / AFP

« Enfin, Monsieur le président, voici votre Emmy ». En recevant dimanche le prix du meilleur second rôle comique pour sa satire de Donald Trump dans Saturday Night Live (SNL), Alec Baldwin ne s’est pas privé d’une petite pique à l’hôte de la Maison Blanche, nommé plusieurs fois pour l’émission The Apprentice dont il était la vedette, mais qui n’a jamais décroché l’un de ces prix prestigieux de la télévision.

Cette récompense vient saluer une performance de Baldwin qui a propulsé l’audience de l’émission à des records et redoré son blason d’acteur. C’était la 18e nomination aux Emmys de l’acteur de 59 ans, qui avait déjà été acclamé pour ses talents comiques dans la sitcom 30 Rock, où il incarne un patron de studio face à Tina Fey, rôle qui lui a valu deux Emmys.

Sa caricature de Trump, singeant sa prononciation de « China » (« Chine ») en « Jina », doigts en l’air, bouche poussée en avant à l’extrême et perruque blonde touffue, a ravi le public de SNL et envoyé à des records l’audience d’une émission culte dont il est collaborateur de longue date. Certains sketchs ont été visionnés sur Youtube jusqu’à 20 millions de fois.

Cerise sur le gâteau pour une caricature : sa performance a passablement irrité son modèle : « il est temps de supprimer cette émission ennuyeuse qui n’est pas drôle. Le portrait fait (de moi) par Alec Baldwin est pourri », avait tweeté Donald Trump fin 2016.

« Faire de Donald Trump une blague récurrente pourrait devenir l’œuvre la plus conséquente de sa carrière », écrivait le magazine The Atlantic en mai à propos de Baldwin.

Seconds rôles et vie privée agitée

Ces dernières années, le comédien avait surtout joué des seconds rôles au cinéma avec certaines performances remarquées comme une incarnation d’un mari d’une malade d’Alzheimer dans Still Alice, ou un auteur de fraude financière volage dans Blue Jasmine. Sa carrière sur grand écran a culminé pendant les années 80 et 90 avec notamment Working Girl, Beetlejuice, A la poursuite d’octobre rouge.

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Dans La chanteuse et le milliardaire et Guet-Apens il partageait l’affiche avec son ex-femme Kim Basinger. Ils ont formé un couple parmi les plus glamours de l’époque avant un divorce très acrimonieux. L’acteur est aussi régulièrement monté sur les planches de Broadway (Serious money, La Mégère apprivoisée, etc.).

Il avait surtout fait les gros titres ces dernières années pour ses démêlés personnels. Il a notamment insulté un photographe avec des propos homophobes, le poursuivant brièvement, tandis qu’il essayait de prendre des clichés volés de sa femme Hilaria et leur petite fille, et avait eu une longue bataille judiciaire avec une actrice québécoise, Geneviève Sabourin, condamnée à six mois de prison pour harcèlement.