William Leymergie arrive sur C8: «J'ai un peu peur»

INTERVIEW L’animateur, qui présentera « William à midi » dès ce lundi, à 12h40, sur C8 a répondu aux questions de « 20 Minutes » quelques jours avant sa première…

Propos recueillis par Fabien Randanne

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L'animateur William Leymergie.
L'animateur William Leymergie. — François DARMIGNY/C8
  • William Leymergie, nouvelle recrue de C8, lance ce lundi sa nouvelle quotidienne, « William à midi », à 12h40.
  • Pour l’animateur, qui était dans sa « zone de confort » à « Télématin » qu’il a animée pendant trente-deux ans, il s’agit d’un « challenge » de taille.

Il n’y a pas d’âge pour avoir le « trac » de la rentrée. A 70 ans, William Leymergie arrive ce lundi sur C8 pour animer une quotidienne à 12h40, William à midi. Un vrai challenge pour celui qui a été pendant pas moins de trente-deux ans, LA figure de Télématin. Quelques jours avant la première, le présentateur s’est confié à 20 Minutes.

Fini « Télématin » et les réveils aux aurores… Votre horloge biologique vous dit merci ?

Me coucher à 22h et me réveiller à 5h, c’était normal pour moi. Les horaires décalés étaient dans mes gènes. C’était ma routine, je l’avais choisie, je n’en ai jamais souffert. J’y étais tellement habitué que mon horloge biologique était réglée là-dessus. Là, je suis en stage pour apprendre à prendre un nouveau rythme.

Vous avez hésité à accepter la proposition de C8 ?

Non, pas une seconde. J’ai dit oui assez vite. La proposition arrivait à point nommé. J’avais terminé ma mission à France 2, c’était la fin d’un cycle.

Quel a été le déclic ?

Il faut une fin à tout, même aux meilleures choses. J’avais fait le tour du sujet. Comme le disent les sportifs, il ne faut pas faire le match de trop. J’ai pris cette proposition comme un défi, rien ne m’obligeait à faire ça. Je me suis dit : « Allez, vas-y ! Courage ! »

Pour vous, c’est une prise de risque ?

Oui, bien sûr ! Avec Télématin, j’étais dans ma zone de confort. Là, j’arrive en terre inconnue. Il y a tout à faire pour prouver que l’émission mérite d’exister. J’ai un peu peur, j’ai le trac.

Vous avez été bien accueilli à C8 ?

Je ne connaissais pas grand monde, mais je rencontre tous les jours, comme tout à l’heure dans l’ascenseur, des gens qui me souhaitent la bienvenue. L’ambiance est très sympathique, souriante.

Quel est le concept de « William à midi » ?

C’est un magazine de société qui traite de la vie quotidienne. On veut nourrir le téléspectateur en puisant dans l’actu des thèmes originaux, surprenants. Si les sujets traités sont utiles à ceux qui nous regardent on aura gagné !

C’est une déclinaison de « Télématin » à la mi-journée ?

C’est inévitable, cette comparaison, je ne vais pas arrêter de l’entendre. On ne m’a pas embauché pour faire un jeu ni un talk-show, il y aura forcément un cousinage avec Télématin. Mais seuls les plus mal intentionnés diront que c’est une copie.

Quand « William à midi » commencera vous aurez notamment face à vous « Les 12 coups de midi » sur TF1 et « Tout le monde veut prendre sa place » sur France 2… C’est une concurrence motivante ?

Ces jeux commencent à midi [donc avant William à midi] et amènent énormément de monde chez les concurrents. Et il ne faut pas oublier les chaînes info dont la mi-journée est un carrefour stratégique, ni les radios. La concurrence est effectivement énorme, comme celles des access. Pour nous, cela va être un challenge.

La chaîne vous a fait part de ses exigences en termes d’audience ?

Non. Je sais que ça se fait, mais, pour le moment, on ne m’a fixé aucun objectif.

Vous vous voyez rester combien de temps sur C8 ?

J’ai deux options, soit je reste trente-deux ans sur C8, soit trois ans. A vous de choisir ! (rires)

Qu’est-ce qui vous motive encore ?

C’est un métier que j’aime exercer, j’ai encore l’envie, des fourmis dans les jambes… C’est juste une question de désirs. Il faut les assouvir pour se sentir jeune. Et vivant !