«Sense 8» : «Plus de sexe et plus de violence», promet Max Riemelt

INTERVIEW Alors que la saison 2 de la série des sœurs Wachowski sera disponible sur Netflix ce vendredi, Max Riemelt raconte à «20 Minutes» ce qui attend Wolgang Bogdanow…

Propos recueillis par Anne Demoulin
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Max Riemelt dans la série «Sense8».
Max Riemelt dans la série «Sense8». — Murray Close/Netflix

Max Riemelt incarne Wolgang Bogdanow, un cambrioleur à l’histoire familiale complexe, dans la plus esthète des sériesNetflix. Alors que Sense8 des sœurs Wachowski revient pour une seconde saison ce vendredi, rencontre avec le Berlinois.

Qu’est-ce qui attend Wolgang Bogdanow dans cette seconde saison ?

La saison reprend là où on l’a laissé dans le dernier épisode. Il laisse derrière lui un beau bordel, il a tué une partie de sa famille. Il va devoir lutter avec ses émotions, et notamment son amour pour Kala. Il va devoir apprendre à accepter son pouvoir. Plus de sexe, plus de violence, beaucoup de choses vont lui arriver, mais je n’ai pas le droit d’en parler.

Comment avez-vous vécu le tournage ?

Il y a eu tellement de moments excitants et de temps forts ! On n’a pas le temps de se poser et de méditer un peu, entre tous les pays et les gens qu’on découvre. Faire partie de cette famille tellement talentueuse est inspirant. Lilly et Lana Wachowski, et tous ceux qui travaillent sur la série ont tellement d’énergie et d’idées, c’est sans fin ! Je découvre le monde au travers de leurs yeux, et quand ils sont à Berlin, je leur montre un peu du mien.

Comment cela se passe avec le reste de ce casting international ?

Tout le monde a un haut niveau de professionnalisme. On est très concentrés, mais on a aussi du bon temps. C’est important parce qu’on travaille intensément ensemble pendant sept mois. Pour véhiculer le message de la série, ne faire qu’un à plusieurs, apprendre à se connaître, fait partie du jeu. Ce n’est pas une obligation, mais ça facilite les choses quand on se retrouve nus dans une scène d’orgie !

Comment s’est passé le tournage de cette scène d’anthologie ?

C’est juste un autre jour de tournage, mais on se sent étrange. C’était du boulot ! Il a fallu trouver une sorte de chorégraphie. Cette scène, ce n’est pas juste un acte physique, c’est une métaphore sur ce qu’on éprouve quand on a des rapports sexuels.

Vous en parlez des scènes de sexe ?

Il y a eu beaucoup de discussions sur le sexe ! On vient tous de cultures et de pays différents, et on n’a pas la même approche. Il faut que tout le monde se sente bien, qu’on soit sur la même longueur d’onde.

Vous remarquez des différences culturelles dans l’approche du jeu d’acteur ?

La nudité n’est pas facile pour tout le monde, mais je ne mentionnerai aucun nom ! Quand les scènes traitent de sexe ou de violence, il faut faire attention. L’acteur ne doit pas se sentir utilisé. Ce qui est important, c’est d’en discuter avant.

Qu’est ce qui a changé dans votre vie depuis la saison 1 ?

Netflix vient juste d’arriver en Allemagne, je suis parfois reconnu, mais moins qu’aux Etats-Unis. En tant qu’acteur, je reçois plus d’offres, mais je ne peux pas les accepter, je suis très occupée avec la série.

Vous avez présenté le film australien « Berlin Syndrome » à Sundance…

Il faisait froid là-bas et il y a eu des problèmes techniques lors de la projection, un cauchemar ! Le public a bien réagi et on a eu de bonnes critiques. J’adore ce film et j’ai hâte qu’il sorte.

Vous souhaitez faire plus de tournages à l’étranger ?

Ce qui compte, ce n’est pas de faire une carrière à l’international. Ce sont les scripts et le fait de travailler avec des gens intéressants. Il y a des gens intéressants en Allemagne. Je souhaite juste travailler avec des gens qui prennent des risques, qui ont leur propre style, qui ont une vision.

Avec quel cinéaste rêvez-vous de travailler ?

Ils sont tellement nombreux ! J’aimerais surtout travailler avec un jeune qui n’est pas encore connu. Quelqu’un avec de nouvelles idées et qui propose des choses stimulantes.

Envisagez-vous de devenir réalisateur ?

Peut-être, à un moment donné, mais je suis plutôt content de ce que je fais actuellement.

« Sense8 », « The OA » sont l’objet de nombreuses discussions…

Je trouve ça bien que cela inspire les gens. La série est stimulante, c’est à ça que sert l’art, non ?