François Fillon invite les journalistes agressés à son meeting à «se poser des questions»

MEDIAS Dimanche, des équipes du « Petit journal » et de « Quotidien » ont été la cible de violences…

Fabien Randanne

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François Fillon en meeting à Marseille, le 11 avril 2017.
François Fillon en meeting à Marseille, le 11 avril 2017. — BERTRAND LANGLOIS / AFP

Dimanche, à l’issue du meeting de François Fillon à Paris, des journalistes ont été pris à partie. Hugo Clément, reporter de Quotidien, a été giflé par un militant quand l’équipe du Petit journal est repartie avec une caméra et un téléphone cassés après avoir été « dégagée manu militari » par la sécurité.

« Je condamne toutes les violences, a réagi mardi le candidat du parti Les républicains dans Le Talk du Figaro. Simplement j’invite ces journalistes à se poser la question : pourquoi est-ce que dans les meetings, il y a une crispation à leur égard ? Chacun doit se poser des questions… »

« On a appelé ces journalistes pour leur présenter nos excuses »

A son interlocutrice qui lui demandait si les pratiques des journalistes étaient en cause, François Fillon a déclaré : « Je ne mets rien en cause. (…) Et naturellement, on a appelé ces journalistes pour leur présenter nos excuses au nom de l’organisation de ces meetings. Mais je sens bien cette violence dans les propos des Français. Et les Français sont des Français. Il n’y a pas de bons Français et des mauvais Français. Il n’y a pas les Français qui sont en accord avec le système médiatique et ceux qui le critiquent. Donc, que chacun s’interroge sur ses propres responsabilités. »

Après les violences dont elles ont été victimes dimanches, les équipes du Petit journal et de Quotidien ont toutes deux porté plainte.