Saint-Valentin: déclarez votre flamme à votre personnage de série préféré!

SERIE Prenez exemple sur notre déclaration à Walter White, le héros de « Breaking Bad ». Vos plus beaux mots d’amour seront publiés sur le site de « 20 Minutes » le jour J…

Anne Demoulin

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Rédigez votre déclaration d’amour à votre personnage de série télévisée préféré, ici, Walter White dans «Breaking Bad».
Rédigez votre déclaration d’amour à votre personnage de série télévisée préféré, ici, Walter White dans «Breaking Bad». — AMC

Vous fondez à chaque apparition de Daenerys Targaryen dans Games of Thrones ? Vous vous verriez bien dans les bras de Tommy Shelby à la place de Grace Burgess dans Peaky Blinders ? Piper Chapman dans Orange is the New Black vous fait tourner la tête ? Vous êtes sous le charme de l’humour aigre-doux de Josh dans Please Like Me ? A quelques jours de la Saint-Valentin, rédigez votre déclaration d’amour à votre personnage de série télévisée préféré et envoyez-la avant le lundi 13 février à 20h contribution@20minutes.fr. Les plus beaux mots d’amour, sélectionnés par la rédaction, seront publiés sur le site de 20 Minutes le jour J. En panne d’inspiration, lisez notre déclaration à Walter White, le héros de la série Breaking Bad.

Cher Walter,

Avec toi, le coup de foudre fut immédiat. Dès que je t’ai vu sortir, en slip, un masque à gaz sur le visage, d’un camping-car en plein désert, j’ai su qu’un lien fort nous unirait. Comment avais-tu pu te mettre dans une telle situation ? Tu avais retenu toute mon attention. Et sur ce point, tu ne m’as pas déçue.

Durant les cinq saisons de Breaking Bad, tu m’as fait vibrer comme aucun autre personnage de série télévisée ne l’avait fait jusqu’ici. Certes, j’ai toujours désapprouvé tes activités illicites, mais j’ai toujours compris ce qui t’avait conduit à faire ce sale boulot de dealer. En bonne santé, tu cumulais deux jobs, celui de professeur de chimie et celui de laveur de voiture, pour subvenir aux besoins de ta famille. Lorsque tu as appris que ton cancer était incurable, comment pouvais-tu, toi le bon père de famille un peu looser, laisser ton épouse, Skyler et tes deux enfants, Walter Jr. et Holly, sans le sou ?

Tu m’as éblouie par ton intelligence et ta ruse, qui t’ont permis de te tirer de n’importe quelle situation. Je t’ai aimé comme jamais j’ai aimé un personnage de fiction. Et c’est bien là le tour de force de celui qui est à l’origine de notre rencontre, Vince Gilligan, de m’avoir fait adorer un salaud. Comment te haïr toi qui étais rongé par le doute, les insomnies, la peur de la mort, capable de me toucher au plus profond en perdant la tête face à une mouche ? Tu étais l’antihéros que j’ai aimé durant quatre saisons.

Comme dans toutes les histoires d’amour, il y a eu entre nous des hauts et des bas. Lorsque tu as risqué la vie d’un enfant pour sauver ta tête et ton business, et mettre à terre Gus, s’en fut trop pour moi. Lorsque tu as déclaré à Skyler, pétrifiée : « I am not in danger… I am the danger. » (« Je ne suis pas en danger… Je suis le danger »), j’ai compris que tu avais changé, que je ne pouvais plus absoudre tes crimes. Je t’ai détesté, j’ai voulu que tu te fasses prendre par Hank, ton beau-frère agent de la DEA, que tu croupisses en taule. Et j’avoue, j’ai ensuite souhaité ta mort. Mais j’ai adoré te haïr, rassure-toi, je n’ai jamais pensé à te quitter, à mettre fin à notre liaison au beau milieu d’une saison.

Vince Gilligan avait réussi son coup. S’il t’avait présenté comme quelqu’un d’aussi rebutant plus tôt, nous n’aurions pas vécu ensemble de si belles heures. Lorsque nous nous sommes quittés au bout de 62 épisodes haletants, je ne t’en ai pas voulu. Notre histoire d’amour était bouclée comme elle devait. Sache, Walter, que pour toutes ces raisons, tu resteras à jamais, mon personnage de série télé préférée,

Je t’embrasse,

Ta plus tendre téléspectatrice