«TPMP»: Jean-Michel Maire, le reporter de guerre devenu «Mister Teub»

TELEVISION Entendu par la police dans une affaire de trafic de cocaïne, Jean-Michel Maire est, après Gilles Verdez, un nouvel exemple de la schizophrénie des chroniqueurs de «TPMP», hier journaliste spécialisé, aujourd'hui clown sexiste...

V. J.
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Jean-Michel Maire.
Jean-Michel Maire. — Augustin Detienne/C8

Tous les chroniqueurs de  sont-ils schizophrènes ? Lors de l’affaire de la gifle de JoeyStarr, les téléspectateurs, surtout les fanzouzes, découvraient que   était aussi, ou avait été, un grand journaliste, chef des sports du Parisien, directeur adjoint de la rédaction de France Soir, auteur de dizaines de livres. Et non pas seulement le bouffon déguisé en livreur de pizza. Et « Mister Teub » ? Bah il était reporter de guerre, avant de voler   d’un sosie de Kim Kardashian et d’être entendu dans  .

« Un type dynamique, sérieux, pas le genre à monter sur les tables »

Avec Thierry Moreau et Enora Malagré, Jean-Michel Maire fait partie des chroniqueurs historiques de l’émission. Il est presque tous les soirs sur le plateau, où il « joue » le dragueur invétéré, jamais à cours de remarques sexistes, de blagues vulgaires et de méchancetés bien senties. Premières cibles, ses collègues s’en amusent beaucoup. Et le poste, la télé, dans tout ça ? TPMP l’a depuis longtemps relégué au second plan, derrière les déguisements et les happenings. A l’origine, le chroniqueur, lui, préférait les avions.

Né le 3 novembre 1961, Jean-Michel Maire doit renoncer à son rêve de devenir pilote de chasse à cause d’une myopie, et se tourne vers le journalisme. A l’Est Républicain (qu’il quitte pour suivre une femme à Paris), puis à France Soir, où il fera le gros de sa carrière comme chroniqueur judiciaire, puis journaliste politique et enfin correspondant de guerre, en Bosnie, en Soma­lie ou au Tchad.

Journaliste spécialiste des médias

De cette époque, ses collègues se souviennent d'« un type dynamique, sérieux, pas le genre à monter sur les tables ». Et son obsession actuelle, ou du moins télévisuelle, pour les femmes et le sexe ? « Il n’avait pas une réputation de tombeur fou, raconte un journaliste. Et des bourrins, on en avait. Lui avait séduit juste son ex, et l’avait épousée. »

Il était également passionné de télévision, d’Internet, de jeu vidéo, ce qui l’amène à rejoindre le service médias du Figaro, puis d’en devenir, pour une dizaine d’années, le chef du pôle radio/télé. Ce titre lui vaut d’être recruté en 2005 comme chroniqueur dans Telle est ma télé, une émission médias diffusée sur TPS Star. Il y croise  , qui le débauche pour son Touche pas à mon poste, alors sur France 4.

« Il m’arrivait d’en consommer »

Comme pour Gilles Verdez, rares sont les anciens collègues à vouloir témoigner sur celui qui est devenu « Mister Teub », préférant garder le souvenir de Jean-Michel Maire le journaliste. « Ce que j’en perçois en regardant TPMP, confie tout de même l’un d’entre eux, c’est qu’il est survolté, poussé par Hanouna. L’animateur joue les pompiers pyromanes. » Ah, et aussi : « Plusieurs proches me l’ont avoué, il est tombé la tête dans le seau de cocaïne. » Le chroniqueur s’en est lui-même expliqué à , suite à sa garde à vue : « J’ai dit aux enquêteurs que je l’avais été, mais que maintenant j’étais suivi par un hypnotiseur. Je ne consomme plus. A l’époque qui intéressait les enquêteurs, il m’arrivait de consommer ».

A l’instar de ses camarades, Jean-Michel Maire voit aujourd’hui sa vie privée évoquée dans la presse ou à la télévision : , , son deuxième mariage, sa relation avec Kenza du Loft, ses publicités pour la cigarette électronique et la greffe des cheveux ou encore ses deux enfants, dont une fille de 15 ans   que ses amis lui racontent les frasques de son père. En effet, elle n’a pas la télévision.