VIDEO. «Les Grands » font leur rentrée sur OCS

SERIE La nouvelle série OCS Signature, Les Grands, primée au festival de la fiction TV de La Rochelle, débute ce jeudi à 20h40 sur OCS City…

Anne Demoulin
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 Pauline Serieys et Sami Outalbali dans la série «Les Grands».
Pauline Serieys et Sami Outalbali dans la série «Les Grands». — EMPREINTE DIGITALE

Une rentrée pas tout à fait comme les autres. Hugo, Boogie, Ilyes, Avril, et la nouvelle MJ, entrent en troisième et sont enfin Les Grands du collège. Créée par Benjamin Parent et Joris Morio (Ce n’est pas un film de cow-boy), tous deux rejoints par Victor Rodenbach (La saison 2 Platane, Le Quepa sur La Vilni !) et Vianney Lebasque (Les Petits Princes), la nouvelle série originale d’OCS est entrée dans la cour des grands au Festival de la fiction TV de La Rochelle en remportant trois prix : Meilleure série de 26 minutes, Prix jeune espoir féminin Adami pour Adèle Wisme et Prix des collégiens de Charente-Maritime. Focus sur les affres de l’adolescence ce jeudi à 20h40 sur OCS City.

L’année de tous les possibles

« On voulait décrire cette microsociété qu’est l’intérieur d’un collège », raconte Vianney Lebasque, qui signe également la mise en scène. On songe à la série britannique Skins. « L’idée était de mettre en images ce mood, ce spleen, cette euphorie teintée d’amertume que l’on ressent quand on est adolescent », poursuit-il. Bref, Bienvenue dans l’âge ingrat. « Nous avons mis des souvenirs, des choses personnelles dans le scénario. Les moyens de communication ont changé, mais les problèmes fondamentaux de l’adolescence ne changent pas, c’est une série assez intemporelle », note le coscénariste et réalisateur.

« Cette année est celle de tous les possibles », lance le principal, incarné parLaurent Bateau, aux collégiens. « 12 % d’entre vous vont connaître leur premier rapport sexuel », promet-il encore dans son speech de rentrée. De quoi mettre la pression au trio de Beaux Gosses de la bande formé par Boogie, le fanfaron, Hugo, l’ancien gros et Ilyes, le basketteur taciturne qu’Avril, qui semblerait sortir de Diabolo Menthe si elle n’avait pas des parents gays, aime secrètement. Un secret partagé avec la nouvelle arrivée aux cheveux rouges, MJ, une ado torturée et rebelle comme dans les films de Gus Van Sant.

Les prémisses de la vie d’adulte

Des premiers émois aux joints fumés sur le toit, entre contrariétés existentielles et catastrophes superficielles, la série sonne juste. « Nous avons essayé de nous mettre à hauteur des personnages », résume Vianney Lebasque. Le langage est travaillé avec les comédiens lors des répétitions. « S’ils sentent moins un mot ou une réplique, ils nous le disent. Les échanges avec eux sont importants », explique le réalisateur. Le réalisme tient aussi aux décors, la série a été tournée dans un vrai lycée de Tours, aux costumes et aux accessoires. « La direction artistique globale de la saison 1 était la matière un peu usée. »

Le tout est servi par un casting impeccable, tant dans la salle des profs qu’en classe. « J’ai vu Adèle Wisme boire un café en terrasse, et je me suis dit : “c’est MJ”. Je ne savais pas que quinze minutes plus tard, j’avais rendez-vous avec elle pour audition ! », se réjouit Vianney Lebasque. S’ils sont jeunes, les comédiens sont déjà des Grands : Grégoire Montana (Boogie) a déjà donné la réplique à Isabelle Huppert dans L’avenir de Mia Hansen-Love, Théophile Baquet (Hugo) a fait ses débuts dans La Nouvelle guerre des boutons, Sami Outalbali a joué dans Les Tuches, Pauline Serieys (Avril) a commencé sa carrière à 7 ans aux côtés de Valérie Lemercier dans Palais-Royal. Des jeunes comédiens prometteurs que l’on retrouvera l’an prochain sur la photo de classe, la saison 2 est en cours de tournage !