«Black Mirror», «Masters of Horror», «X-files»... Dix épisodes de séries pour bien flipper à Halloween

SERIE La rédaction de « 20 Minutes » a sélectionné dix épisodes de séries d’horreur et de science-fiction cultes pour un marathon d’anthologie…

Anne Demoulin

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Les zombies de l'épisode «Homecoming» de «Masters of Horror »
Les zombies de l'épisode «Homecoming» de «Masters of Horror » — IDT Entertainment

Halloween est l’occasion parfaite pour frissonner dans son canapé ou blotti au fond de son lit. Bien sur, vous pouvez revoir une saison complète d’American Horror Story, mater un best of de Walking Dead ou visionner Dead Set, une mini-série en cinq épisodes créée par Charlie Brooker, le papa de Black Mirror, qui mêle téléréalité et invasion de zombies. Vous pouvez aussi piocher la sélection d’épisodes de séries d’horreur et de sciences d’anthologie que la rédaction de 20 Minutes vous a concoctés. Bon binge watching !

« Les Simpsons » : « Treehouse of Horror V »

La famille américaine barrée qui sévit sur nos écrans depuis plus de 25 ans est notamment réputée pour sesSimpsons Horror Show, des épisodes spéciaux diffusés chaque année pendant la période d’Halloween aux Etats-Unis. Ces épisodes multiplient les clins d’œil aux classiques de la littérature, du cinéma et de la bande dessinée fantastique.

Si le générique du Treehouse of Horror XXIV, réalisé par Guillermo del Toro vaut un épisode à lui seul, le Treehouse of Horror V (S06E06) remporte notre préférence. La séquence d’introduction, où Bart prend le contrôle de la télé, fait référence à la série fantastique américaine Au-delà du réel. La première histoire où Homer, privé de télé et de bière, fini par devenir fou et se met à vouloir tuer tout le monde, parodie le film culte de Stanley Kubrick, Shining.

La deuxième histoire pastiche la nouvelle de Ray Bradbury intitulée Un Coup de tonnerre. La troisième histoire fait allusion à Soleil Vert, film d’anticipation américain réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973 et inspiré du roman Make room ! Make room ! d’Harry Harrison. Dans cet épisode, les fans des films d’horreur s’amuseront à repérer les apparitions de personnages cultes comme Pinhead, la Momie ou encore Freddy Krueger.

« La Quatrième dimension » : « To Serve Man » (« Comment servir l’homme »)

Qui n’a jamais frissonné d’angoisse devant la spirale hypnotique qui s’éloigne dans l’espace, sur une musique grinçante et stressante de la Quatrième Dimension ? Dans le cultissime épisode de la série américaine de science-fiction des années 1960 To Serve Man (Comment servir l’homme, S03E24), l’intrigue s’ouvre sur Monsieur Chambers, enfermé dans une chambre minimaliste et futuriste. Une voix off, incarnée par une lumière au-dessus de la porte, l’incite à se nourrir. Toute la question est de savoir pourquoi ?

Flash-back, Monsieur Chambers, secrétaire de l’ONU, se remémore le jour où il a accueilli les Kanamites, des extraterrestres venus sur Terre avec, une seule volonté, servir les humains… Un twist légendaire servi par Richard Kiel, le fameux Requin dans la saga James Bond, dans le rôle du principal protagoniste extraterrestre, le ton de Rod Sterling plus glaçant que jamais. Un classique qui inspira à Kenneth Johnson la série culte des années 1980, V.

« X-Files » : « La Main de l’enfer » (« Die Hand Die Verletzt ») et « Les Calusari » (« The Calusari »)

Bien sûr, l’épisode de X-files avec le bébé mort diforme ( Home, S04E02) est toujours source de cauchemars 20 ans plus tard. Ice (S01E08), Squeeze (S01E03) sont toujours terrifiants et les monstres de The Host (S02E02) ou de Humbug (S02E20) demeurent bien flippants. Mais les épisodes Die Hand Die Verletzt (S02E14) et The Calusari (S02E21) convoquent des forces démoniaques parfaites pour une soirée Halloween. Dans le premier, les agents du FBI Mulder et Scully enquêtent sur le meurtre d’un adolescent, retrouvé les yeux et le cœur arrachés. Une histoire de sorcellerie avec des profs adorateurs du diable, une pluie de grenouilles et une scène de dissection mémorable.

Le second raconte histoire d’un petit garçon possédé par l’esprit de son frère jumeau maléfique mort-né, avec une grosse séquence d’exorcisme en perspective.

« Black Mirror » : « Be right Back » (« Reviens vite »)

Une plongée dans le côté obscur de la technologie. Martha aime Ash et Ash aime Martha, jusqu’au jour où Ash meurt dans un accident de voiture. Inconsolable, Martha teste dans Be right Back, premier épisode de la seconde saison 2 de Black Mirror, un logiciel capable de créer un clone numérique de son amour disparu, à partir de tout ce que le défunt a produit comme mails et a posté sur les réseaux sociaux. Une histoire bien flippante à l’heure où la vie numérique après la mort relève de moins en moins de la science-fiction !

« Au-delà du réel : L’aventure continue » : « Sandkings Part 1 et 2 » (« Au royaume des sables - 1re partie et 2e partie »)

Dans les années 1990, Au-delà du réel : L’aventure continue explorait la mégalomanie des hommes de science. Dans Sandkings Part 1 et 2, Au royaume des sables - 1re partie et 2e partie (S01E1 et S01E2), le scientifique Simon Kress (Beau Bridges) fait des recherches sur des créatures venues de mars ressemblant à des insectes mais ayant une intelligence bien supérieure.

Alors que le gouvernement américain décide d’interrompre le programme à la suite d’un incident, le scientifique vole du sable contenant des œufs martiens et crée un incubateur de fortune dans sa grange. Simon Kress de plus en plus obsédé par ces extraterrestres devient fou. Si la série a bien vieilli, l’histoire, adaptée d’une nouvelle de George R.R. Martin, le papa de Game of Thrones, reste captivante. Et la scène du rêve de la femme du scientifique, bien effrayante.

« Les contes de la crypte » : « Abra Cadaver » (« Abra Cadavra »)

Les fans d’horreur se souviennent avec nostalgie des Jeudis de L’Angoisse, quand M6 dans les années 1990 consacrait sa 2e partie au genre avec un film ou un téléfilm, suivi des Contes de la Crypte. Dans Abra Cadaver (S03E04), réalisé par Stephen Hopkins (Freddy V, Predator 2), tout commence par une mauvaise blague, celle que Carl a faite à son frère Martin alors qu’ils étaient étudiants en médecine.

Dans la salle d’autopsie, Carl a fait croire à Martin que les morts revenaient à la vie. Un choc si violent que Martin en a fait une crise cardiaque qui lui a laissé de graves séquelles. Quelques années plus tard, l’heure de la vengeance a sonné, au programme : zombies haïtiens, trépanation, et suspension à un croc de boucher.

« Masters of Horror » : « Cigarette Burns » (« La Fin absolue du monde ») et « Homecoming » (« Vote ou crève »)

Créée par Mick Garris (Sleepwalkers), la série Masters of Horror rassemble les grands noms du cinéma d’épouvante, avec un budget d’un million de dollars, dix jours de tournage et carte blanche pour tourner un épisode de soixante minutes. Le huitième épisode de la première saison, Cigarette Burns (La Fin absolue du monde) a permis à John Carpenter, le réalisateur de The Thing, et d’Halloween de sortir de sa retraite anticipée.

Big John met ici en scène une enquête, qui se situe entre L’Antre de la folie, La Neuvième Porte, et Vidéodrome. Un collectionneur confie à Kirby Sweetman une mission étrange : retrouver l’unique copie de La Fin absolue du monde, un film d’horreur qui n’a été présenté qu’une fois lors d’un festival et qui a poussé les spectateurs à s’entre-tuer. Certes le jeu de certains acteurs et la qualité de la photo laissent à désirer, mais John Carpenter ne démérite pas dans l’exercice, il réussit à installer une ambiance bien malsaine et les quelques scènes finales – bien gores - rappellent qu’il est un des maîtres de l’horreur et a mérité sa place dans la série d’anthologie.

Aux commandes de Homecoming (Vote ou crève), sixième épisode de la première saison de Masters of Horror, Joe Dante, le réalisateur de Gremlins, livre dans la pure tradition du film d’horreur des années 1970, sous couvert d’une histoire de zombies, un brulot politique. Les zombies sont ici des soldats américains, morts dans une guerre au Moyen-Orient et qui reviennent à la vie pour voter aux élections présidentielles contre le président sortant Républicain qui les a envoyés au casse-pipe.

Qualifié lors de sa première diffusion par l’hebdomadaire américain Village Voice comme « un des films politiques les plus importants sur l’ère George W. Bush », il interroge sur le bien-fondé des conflits dans lesquels le gouvernement américain s’engage sans discernement. Les monstres ne sont pas ceux que l’on croit !