iTélé: Morandini veut qu'on le «laisse travailler»

EMISSION Mis en examen pour « corruption de mineur aggravée », l’animateur a écrit une tribune dans le journal « Le Monde », en réponse à celle de la Société des journalistes de la chaîne d’information…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Marc Morandini, le 6 janvier 2016.
Jean-Marc Morandini, le 6 janvier 2016. — SIPA

Les journalistes d’iTélé lui promettent un accueil « glacial ». Jean-Marc  Morandini, lui, veut juste qu’on le « laisse travailler ». Mis en examen pour « corruption de mineur aggravée », l’animateur, qui sera aux commandes dès le 19 octobre d’une nouvelle émission sur la chaîne info du groupe Canal +, est loin d’être le bienvenu et il le sait. Alors il a rédigé  une tribune publiée sur le site du journal Le Monde, en réponse à un texte de la Société des journalistes d’iTélé publié dans le même quotidien daté de ce vendredi.

« Que signifie la présomption d’innocence ? »

« J’ai été touché par la gravité de leur tribune [où il est appelé à renoncer à son émission]. Je leur demande avec la même gravité de respecter mes droits et de me laisser travailler », écrit Jean-Marc Morandini. L’animateur de 51 ans « souhaite rappeler que la justice ne [lui] a pas interdit la poursuite de [son] activité professionnelle ».

« Que signifie la présomption d’innocence, que chacun estime respecter, si je ne peux exercer mon métier avant la fin d’une procédure pénale qui peut être longue et malgré l’absence d’une telle interdiction professionnelle ? », interroge-t-il, alors qu’il a été mis en retrait des plateaux de NRJ 12 et des matinales d’Europe 1 après sa mise en examen.

« Je suis digne de contribuer au travail d'iTélé »

« Je comprends que les conditions de mon arrivée suscitent l’inquiétude de nombre de mes confrères, mais je mettrai tout en œuvre pour leur démontrer que je suis digne de contribuer au travail de la chaîne iTélé », assure l’animateur.

Une assemblée générale des salariés est prévue pour ce vendredi 11 h.

« Depuis des années, une jurisprudence de fait s’est imposée », a écrit la Société des journalistes d’iTélé dans sa tribune. « Elle demande à tous ceux qui exercent un métier public et qui sont mis en cause de se retirer le temps que la justice passe. »

« A tort ou à raison, l’image de Jean-Marc Morandini est aujourd’hui entachée (…) Il ne peut pas être dans la vitrine d’une chaîne d’information », poursuit la SDJ, affirmant que le transfert de l’animateur « serait désastreux pour iTélé ».