TV Notes 2016: «C'est une reconnaissance de mon expérience», se réjouit Jean-Pierre Pernaut

MEDIAS Jean-Pierre Pernaut est le présentateur de JT préféré des Français, selon l’enquête TV Notes 2016 dévoilée ce mercredi par « 20 Minutes », PureMédias et RTL…

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Jean-Pierre Pernaut, présentateur du 13 H de TF1.
Jean-Pierre Pernaut, présentateur du 13 H de TF1. — JULIEN CAUVIN / TF1

Indéboulonnable. Depuis le 22 février 1988, Jean-Pierre Pernaut est aux commandes du 13 Heures de TF1. Cela fait donc vingt-huit ans qu’il accompagne les Français à l’heure du déjeuner. Ses détracteurs, qui sont selon lui « de moins en moins » nombreux, reprochent à son journal d’être davantage tourné vers l’artisanat régional que vers l’actu internationale, mais cela n’empêche pas le public d’être au rendez-vous. Chaque jour, plus de 5 millions de téléspectateurs (soit environ 40 % de part d’audience) sont fidèles au poste. Ce n’est donc pas complètement une surprise si Jean-Pierre Pernaut arrive en tête du palmarès TV Notes 2016, organisé en partenariat par 20 Minutes, Pure Médias et RTL, dans la catégorie « présentateur/trice du JT de la saison ».

Vous avez été plébiscité par un votant sur quatre (25,1 % des suffrages). Qu’est-ce que cela vous inspire ?

De la fierté, de la satisfaction de voir que le travail accompli est salué et moi avec, car j’y mets mes tripes. C’est une reconnaissance de mon expérience et de ma passion, qui est d’être au plus près de la vie des Français, au quotidien.

Vous et votre journal n’êtes pas épargnés par les mauvaises langues. Prenez-vous ce résultat comme un pied de nez aux critiques ?

Non. J’ai l’impression qu’il y a de moins en en moins de détracteurs parce que les médias - la télé, comme la presse écrite - vont aujourd’hui davantage vers l’information de proximité. Ils prennent conscience qu’il faut regarder la réalité en face.

Votre « concurrente » de France 2, Elise Lucet, se classe 5e (8 %) des votes. Elle vient de laisser son siège du 13 Heures. Avez-vous un message à lui adresser ?

Elle est, parmi tous les concurrents de France 2, celle qui est restée le plus longtemps au 13 Heures [onze saisons, entre septembre 2005 et avril 2016], alors que 18 ou 19 journalistes [20 en comptant Nathanaël de Rincquesen et Marie Sophie Lacarrau qui ont remplacé Elise Lucet] se sont succédé depuis que j’ai présenté mon premier 13 Heures sur TF1. Je souhaite à Elise Lucet plein de succès dans Cash Investigation et dans les nouveaux magazines de France 2. C’est bien qu’elle fasse autre chose si c’est ce qu’elle a envie de faire.

Après les départs de Patrick Poivre d’Arvor ou, cette saison, de Claire Chazal, vous êtes la dernière « figure historique » des JT de TF1 encore à l’antenne, qu’est-ce que cela vous évoque ?

J’ai une expérience, une passion pour ce journal. Pour moi, c’est formidable d’être toujours là, avec une équipe formidable. Mais qu’est-ce que vous essayez de me faire dire ?

Rien de particulier, mais certains avancent qu’avec les départs retentissants de personnalités qui étaient à l’antenne depuis de nombreuses années, la télévision française est obsédée par le jeunisme…

Je n’ai pas cette impression-là. Je ne pense pas que la télévision d’avant était plus ou moins jeune qu’elle ne l’est actuellement. Il n’y a pas de jeunisme. Quand quelqu’un est à l’antenne depuis longtemps, cela fait un plus grand bruit quand il part. Mais ce n’est que du bruit. Et puis, le public de la télévision est âgé.

Pour la saison prochaine, doit-on s’attendre à des changements au 13 Heures ou bien est-ce que ce sera « on ne change pas une formule qui gagne » ?

Le 13 Heures d’aujourd’hui ne ressemble pas à celui d’il y a cinq, dix ou quinze ans. Il passe son temps à évoluer avec les avancées technologiques, avec les changements de la société – mais il ne les devance pas… A la rentrée, il y aura sans doute des nouvelles rubriques, mais le fond du journal restera le même. Il donnera toujours la priorité aux régions, y compris l’Ile-de-France, et continuera d’être au plus près de la vie et des bonheurs des gens.