«Olympus», un ersatz de «Game of Thrones»

«Game of clones» 5/7 Disponible sur SyFy, « Olympus » est une des prétendantes au trône de la série culte de HBO. Verdict…

Anne Demoulin

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Sonita Henry et Graham Shiels dans la série «Olympus».
Sonita Henry et Graham Shiels dans la série «Olympus». — SyFy US

Ça a la couleur de Game of Thrones, le goût de Game of Thrones… mais ce n’est pas de Game of Thrones ! La recette du succès de Game of Thrones a inspiré de nombreux showrunners. 20 Minutes vous propose de découvrir chaque jour jusqu’à la diffusion de la sixième saison des péripéties des héros de Westeros et d’Essos sur HBO le 24 avril 2016, une des prétendantes au trône de la série la plus piratée de l’année 2015. La série canadienne Olympus, diffusée sur SyFy, mêlant heroic fantasy et peplum mythologique, s’inscrit dans la lignée de la série culte de HBO. Verdict ?

L’Oracle annonçait une épopée fantastique

SyFy promettait « un fantastique mélange d’action, de sensations fortes, de créatures et de grande narration. Il mettra en vedette des personnages de la mythologie d’une façon jamais imaginée. » Créée par Nick Willing (Neverland), produit par Robert Halmi Jr (Farscape, Dinotopia, Flash Gordon) et Tia Buhl (Continuum), la série raconte l’histoire d’un groupe d’hommes et de femmes cherchant à chasser les dieux en les envoyant dans le royaume d’Hadès. La promesse d’un conte épique mêlant créatures fantastiques, mythes et hommes face à leur destinée, comme dans Game of Thrones ? Oui, tout semblait alléchant jusqu’au visionnage du pilote.

La première séquence d’Olympus montre Hero (le héros de la série) aux prises avec un Cyclope fétichiste des pieds… Hero parvient à s’échapper et sauve l’Oracle de ses griffes. Il la ramène à son temple à Athènes où le roi Aegeus fait face à un siège. Blessé, son entourage complote pour le renverser…

Intrigues de palais, créatures fantastiques, combats… Tous les ingrédients de Game of Thrones sont là mais la sauce ne prend pas. Olympus se distingue par sa laideur visuelle, et des effets spéciaux dignes des années 1980. La faute à son budget limité ? Non, la série brille aussi par son manque d’action, sa pauvreté narrative et ses dialogues limités. Et ne parlons pas de la mise en scène, entièrement pompée sur celle de Zack Snyder dans 300. Olympus fait une pause dans les scènes d’action afin de faire un tour à 90°. Peu de téléspectateurs, et pas d’annonce concernant son renouvellement. Olympus n’est pas un erzatz de Game of Thrones, mais un bon nanar, nom de Zeus !