Series Mania : David Chase explique le final des «Sopranos»

FESTIVAL David Chase, le créateur des « Sopranos », a raconté quelques anecdotes sur de la série culte de HBO des années 1990 lors d’une Master Class ce samedi au Forum des Halles…

Anne Demoulin

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David Chase à l'ouverture du festival Series Mania le 15 avril 2016.
David Chase à l'ouverture du festival Series Mania le 15 avril 2016. — VILLARD/SIPA

Une salle comble pour écouter le parrain du genre. David Chase, le créateur de la série Les Sopranos, est le président du jury de la septième saison du festival Series Mania. Le showrunner est revenu ce week-end au cours d’une Master class au Forum des Halles sur son parcours et l’histoire de la série culte d’HBO des années 1990, fréquemment décrite comme la plus grande de tous les temps. Cinq choses que vous ignorez peut-être sur Les Soprano et son showrunner.

David Chase rêvait d’être une rock star

« Je me souviens avoir vu Cul-de-Sac de Roman Polanski en 1966. C’était la première fois que j’ai compris qu’un film était réalisé par quelqu’un, avant je pensais que les films sortaient d’une usine, comme des Chevrolet. Ça a été un déclic, avant, je rêvais d’être une rock star »

Comme Tony Soprano, David Chase a suivi une analyse

« J’ai découvert Freud à 13 ou 14 ans. J’ai suivi une analyse. Ma mère était un peu folle. On m’a dit d’écrire sur ma mère. Je me suis dit que cela n’allait intéresser personne. On m’a dit d’écrire sur les rapports entre un producteur de télé et sa mère. Je ne trouvais pas ça intéressant. Et puis je me suis dit et si j’écrivais sur un parrain de la mafia et sa mère ? Le personnage de la mère de Tony Sopranao était inspiré de la mienne. On y retrouvait les tensions et la dynamique de ma famille. »

« Les Sopranos » ont failli ne jamais exister

« J’ai écrit un film en pensant à Robert de Niro. On m’a dit que les films de mafia, c’était fini. J’ai contacté de nombreuses chaînes pendant deux ans sans succès. Un mardi, j’ai eu deux rendez-vous. A midi, pour un job de producteur sur X-files et à 13 heures, avec HBO, pour Les Sopranos. SI HBO n’avait pas dit « oui », j’aurai continué mon boulot de producteur. »

Le téléspectateur n’est jamais content

« Comme je faisais une série sur la mafia. Je devais tuer des personnages chaque saison. Les gens m’écrivaient pour se plaindre. Si je décidais d’en tuer moins, les gens m’écrivaient pour me dire qu’il fallait en tuer plus »

Le final des « Soprano » fait référence à Stanley Kubrick

« J’ai emprunté l’idée de la scène finale des Sopranos à Stanley Kubrick. La séquence a la même structure que celle de 2001, Odyssée de l’espace, dans laquelle le personnage se voit vieillir dans un miroir dans une suite d’hôtel. Tony comprend qu’il a créé le film de sa propre vie. »

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