VIDEO. Mort de Jean-Pierre Coffe: «C'est de la merde»... Les coups de gueule du chroniqueur

MEDIAS Le critique gastronomique est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 78 ans...

P.B.

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Jean-Pierre Coffe, ici sur un salon alimentaire en 2013, est décédé le 29 mars 2016.
Jean-Pierre Coffe, ici sur un salon alimentaire en 2013, est décédé le 29 mars 2016. — F.LANCELOT/AP/SIPA

Avec son crâne chauve et ses lunettes rondes, Jean-Pierre Coffe était surtout une voix. Chaleureuse et piquante, comme cette bonne bouffe qu’il défendait farouchement. Mais elle s’est éteinte, dans la nuit de lundi à mardi. Le décès de ce critique gastronomique, mort à son domicile, en Eure-et-Loir, va laisser un grand vide dans le paysage médiatique français. Retour sur 25 ans de combat contre la merde.

1992: « C’est de la merde ! »

C’est sur le plateau de Canal +, dans l’émission la Grande famille, que le chroniqueur trouve son cri de guerre. Il balance des saucisses de supermarché en criant, face à un Michel Denisot et un Jérôme Bonaldi médusés : « Oui, j’la jette, parce que ça, c’est honteux, c’est pas de la charcuterie, ça, c’est de la merde ! »

2013: « On n’apprend plus rien à l’école »

Sur le plateau de Jean-Marc Morandini, sur Direct 8, Coffe commence par un coup de gueule sur les confitures et le manque de temps, et il termine par un cri du cœur sur l’éducation. « On n’apprend plus rien à l’école. Quand j’entends un môme qui me dit que le chocolat, il vient d’une tablette, j’ai envie de chialer. »

2013: Jean-Pierre Coffe contre la malbouffe

C’est son cheval de bataille. Chez Michel Drucker, il s’en prend à l’élevage des cochons, « castrés, sans-goût, nourris avec de la nourriture industrielle. On a des chairs pisseuses, et le gras du cochon est limité à 3,5mm. » Il se paie également le pseudo-saucisson corse, fabriqué « avec du porc chinois ».

2015: Nicolas Sarkozy et son contrôle fiscal, « tellement minable »

Dans l’émission Thé ou Café de France 2, il revient sur sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, sur un plateau télévisé. « Je n’avais jamais vu de ma vie Sarkozy, jamais voté pour lui, je n’ai pas d’estime pour lui en tant qu’homme politique, et vous voudriez en plus que je le tutoie, que je joue la comédie pour faire le copain ? » Coffe refuse et vouvoie « monsieur le ministre d’Etat ». Deux semaines plus tard, il fait l’objet d’un contrôle fiscal. « C’est tellement minable, je trouve ça répugnant. »

2016: Il règle ses comptes avec Philippe Bouvard

En froid après son départ des Grosses Têtes pour rejoindre Laurent Ruquier, Jean-Pierre Coffe invite Philippe Bouvard à dîner, raconte-t-il. « Et il me dit : ''Tu nous quittes parce que tu vas chez les drogués, les pédés et les gauchos'' » « Il va y avoir du montage », s’étrangle Michel Drucker lors de l'émission.