«Touche pas à mon poste»: Bertrand Chameroy, «le petit frère» de la bande, poussé par Morandini

TELEVISION Lundi dans «Touche pas à mon poste», le chroniqueur Bertrand Chameroy a créé la surprise en annonçant en direct qu’il quittait le programme phare de D8…

Clio Weickert

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Bertrand Chameroy à Paris en juin 2015
Bertrand Chameroy à Paris en juin 2015 — BENHAMOU LAURENT/PJB/SIPA

« J’ai toujours voulu faire ce métier depuis que j’ai quatre ans. Et aujourd’hui, je ressens moins de plaisir quand je fais les chroniques, je me sens moins à l’aise ». C’est entre autres par ces paroles, que Bertrand Chameroy a fait ses adieux aux téléspectateurs de Touche pas à mon poste, en direct de l’émission de D8 ce lundi.

 

Une annonce soudaine, pour une surprise de taille. Car jusqu’à ce début de semaine, rien ne paraissait du malaise de ce chroniqueur aux côtés de Cyril Hanouna. C’était alors sans compter sur le dossier de Society sur « Baba » et son TPMP… Retour sur le parcours de ce jeune animateur qui a très vite trouvé sa place.

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De Morandini à Hanouna

Malgré son relativement « jeune âge » (27 ans), Bertrand Chameroy sait ce qu’il veut, – et ce qu’il ne veut pas, visiblement. Depuis toujours, ce Niçois d’origine a eu pour vocation de faire de la télé, et a tout mis en œuvre pour. Ado, il bidouillera même un petit studio dans la maison familiale, afin de mettre en boîte ses programmes maison.

Après des études de journalisme à Cannes, le jeune homme enchaîne avec un stage au Grand Journal de Canal +, puis intègre l’émission Morandini ! sur Direct 8 en 2009, où il s’occupe des voix off et des doublages des séquences étrangères.

En 2011, Jean-Marc Morandini présente en direct sur le plateau ce collaborateur, qui dès lors présentera sa propre chronique. Quelques mois plus tard, Cyril Hanouna le repère et le convie à intégrer l’équipe de Touche pas à mon poste. « Cyril a su quoi faire pour que je m’endurcisse, que je prenne du caractère dans l’émission, que je m’impose », avait alors expliqué Bertrand Chameroy à 20 Minutes, en mai 2015.

Le « petit » de la bande

Dès son arrivée dans TPMP en 2012, le chroniqueur endosse le rôle du « petit jeunot » de la bande. Une place de chouchou, mais qui ne le préserve pas de nombreuses vannes de la part de ses camarades, sur sa pilosité, la taille enfant de ses vêtements, sur la rentrée des classes… Des plaisanteries qui ne semblaient guère le déranger. « Ça m’a attiré beaucoup de bienveillance de la part des autres chroniqueurs qui me considèrent un peu comme leur "petit frère" ou leur "fils". Ils me donnent des conseils et me rassurent quand ça ne va pas », avait-il alors confié.

Au-delà de son âge, comme tout bon chroniqueur de TPMP qui se respecte, Bertrand Chameroy n’a cessé d’être – gentiment ?- malmené par « Baba ». Travestissements, étron dans les chaussures, hypnoses… Des blagues de plus ou moins bon goût que tolérait le chroniqueur. « Il y a des choses que je n’ai pas envie de faire, mais de toute façon on ne nous impose jamais rien. Tout ce que j’ai fait dans l’émission m’amusait. Quand on bosse à TPMP, il faut avoir un minimum d’autodérision et savoir qu’il peut se passer à peu près tout, et surtout n’importe quoi », avait-il expliqué à 20 Minutes.

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La « taupe » de « Society » ?

Un jeu qui ne semble plus l’amuser du tout, à tel point qu’il a mis un terme ce lundi à cette aventure TPMP sur D8. « Pour prendre du recul », lui qui ne vit pas bien la « surmédiatisation ». Il faut dire que depuis quelques semaines, les polémiques autour du programme se multiplient. Et notamment cette enquête du magazine Society sur les coulisses de l’émission, et ce fameux témoignage d’un membre « historique » de l’équipe : « chaque soir, on y va en traînant les pieds parce qu’on sait que quelqu’un en plateau va se prendre une plume dans le cul et qu’un mec de la rédaction se fera engueuler parce que ce ne sera pas la bonne couleur de plume ».

Depuis la publication du dossier vendredi dernier, les rumeurs allaient bon train. Mais le choix du timing dans le départ de Bertrand Chameroy a focalisé l’attention sur le jeune homme. Pour certains médias, cela ne fait aucun doute, « la taupe », c’est lui. Un avis partagé par les internautes.

Bertrand Chameroy a-t-il cédé à la pression ? Ou peut-être plus simplement, le chroniqueur aurait-il été gentiment remercié ? Mystère, mystère, pour le moment la version officielle veut qu’il aille se mettre au vert…