Golden Globes: Cinq raisons de regarder la série «Mr. Robot», bientôt diffusée sur France 2

TELEVISION La surprise de l'été dernier a battu «Game of Thrones», dimanche soir...

Philippe Berry
— 
L'acteur Rami Malek dans la série «Mr. Robot»
L'acteur Rami Malek dans la série «Mr. Robot» — USA NETWORKS

Joli coup pour France 2. Dans la foulée de la victoire surprise de Mr. Robot aux Golden Globes, dimanche soir, dans la catégorie « meilleure série dramatique », la chaîne publique a annoncé l’arrivée prochaine du programme, lundi, via un tweet de son directeur exécutif, Vincent Meslet.

Voici cinq raisons de trépigner d’impatience.

1.Fuck Society

Habituée des séries estivales inoffensives (Burn Notice, Royal Pains), la chaîne USA change de calibre et s’aventure en terrain nihiliste. Mr. Robot évoque l’univers anarchiste de Chuck Palahniuk (Fight Club), surtout via les monologues en voix off du héros. Dans une ère post-Edward Snowden à la paranoïa bien restranscrite, le collectif de hackers fsociety (« Fuck Society ») combat le conglomérat géant E Corp (Evil Corp). On pense aussi à Bret Easton Ellis, avec un adversaire déjanté qui rappelle beaucoup Patrick Bateman d’American Psycho.

2.Rami Malek crève l’écran

A 34 ans, l’acteur américain d’origine égyptienne roule sa bosse à Hollywood depuis 2004. Il est notamment passé par une petite sitcom (La Guerre à la Maison) et la série de HBO, The Pacific. Au cinéma, il a tenu des rôles secondaires dans Une Nuit au musée et dans l’excellent film indépendant Short Term 12. En hacker névrosé, il habite le rôle avec un phrasé sous morphine particulièrement réussi.

3.Des hackers enfin bien représentés

Non, les hackers ne sont pas des ados puceaux qui codent au fond de la cave de leurs parents. Dans la série, chaque pirate a des motivations différentes. Certains le font pour la gloire, d’autres par conviction politique. Pour le héros asocial, c’est la seule manière d’interagir avec le reste de la société. Les créateurs s’inspirent du mouvement Anonymous et se montrent techniquement précis, sans tomber dans name-dropping inutile.

4.La bande-son electro minimaliste

Les synthés et le rythme martial du compositeur Mac Quayle lorgnent du côté de Trend Reznor et jouent un rôle primordial dans l’atmosphère de ce trip sous acide.

5.Le comeback de Christian Slater

La star des années 90 a connu une période difficile marquée par des démêlés judiciaires et des flops au cinéma et à la télévision. Pour sa performance de chef de bande anar, il a décroché le Golden Globes du meilleur second rôle masculin dimanche. L’occasion de remercier Hollywood « de l’avoir laissé faire ce qu’il aime depuis près de 40 ans ».