Groland: «Le Gros métrage», hymne à l'optimisme des «crétins»

TELEVISION Ce samedi à 20 h 55 sur Canal +, Christian « Moustic » Borde et Benoît Delépine présentent « Groland, le gros métrage », les aventures de deux copains paumés, inventeurs d’une mousse à empailler les animaux…

Clio Weickert

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Benoît Delépine et Christian «Moustic» Borde sur le tournage de «Groland, le gros métrage»
Benoît Delépine et Christian «Moustic» Borde sur le tournage de «Groland, le gros métrage» — Claude MEDALE/CANAL+

Ce samedi, il y aura les Miss d’un côté… et Groland de l’autre. Le Gros métrage, une comédie inédite de 90 minutes, sera diffusée ce « sadi 19 décemb » sur Canal + en crypté à 20 h 55, mais aussi dans certains bars de France (environ 3 000), abonnés à la chaîne bien entendu. Rigoler en trinquant, où trinquer en rigolant, de quoi concurrencer les Miss.

Le pitch ? Guy et Noël (Gérard Touillon et François Neycken), deux chômeurs grolandais, pensent avoir trouvé l’idée du siècle : une mousse pour empailler les animaux (et pas seulement). A la recherche d’investisseurs, le duo infernal va tout dévaster sur son passage, de Groville à Paris. Un projet original et loufoque, tout droit sorti des cerveaux de Christian « Moustic » Borde et de Benoît Delépine, les deux « sales gosses » qui ont réalisé ce premier long-métrage « Made in Groland ». Et pour mettre de l’ordre dans tout ça, on a suivi le Groland à la lettre.

G comme… Gros 

Si l’humour demeure le même que sur Canal, le Gros métrage n’a rien à voir avec le faux JT de Groland. Pas d’enchaînement de reportages donc, mais une histoire qui s’étend sur 90 minutes. Ce projet, nos deux compères le fomentent depuis belle lurette, une quinzaine d’années environ. « C’est un film de copains et on l’a écrit tous les deux dans la joie et la bonne humeur », a confié Moustic à 20 Minutes. « On l’a pensé un peu dans les mêmes conditions que nos héros vivent leurs aventures, on est parti à l’aventure comme si on faisait du ski hors piste », ajoute Benoît Delépine.

R comme… à la Ramasse

Guy et Noël, les héros de l’histoire, sont brillamment à la ramasse. Tous deux célibataires et sans emploi, persuadés de pouvoir révolutionner la face du monde avec leur mousse à naturaliser, ils enchaînent les gags et sèment la zizanie partout où ils mettent les pieds. « On voulait revenir au cinéma muet, un peu comme Laurel et Hardy, mais en plus moderne. Un duo à côté de la plaque, hallucinant, mais dans notre réalité sociale », explique Benoît Delépine. Avec un humour un poil plus trash. Contrairement à Guy, Laurel n’avait pas pour habitude de ranger son argent dans ses entrailles.

O comme… Optimisme

Mais loin d’être repoussant ou détestable, le binôme se révèle plutôt attachant, notamment parce qu’il fait preuve d’un optimisme sans borne. « C’est la force des crétins !, déclare Moustic, mais quand je dis “crétins”, pour nous à Groland c’est comme une médaille. C’est la force de l’inconscient. » Un état d’esprit que partagent ces Grolandais avec nos deux réalisateurs.

L comme… Longévité

« Le secret qu’il faut donner aux jeunes, c’est qu’il ne faut pas trop calculer, mais se laisser porter », explique Moustic. « Avec Benoît, on n’a jamais eu l’impression de faire de la télé et on n’a pas de plan de carrière. Souvent, on sort des énormités, comme dans le film, on tombe par terre de rire, on se relève, on se dit qu’on ne peut pas le faire… Mais en fait si ! Comme des sales gosses ! ». Et ça dure depuis 24 ans.

A comme… Accroché à Canal

Alors que certains souffrent de la nouvelle direction prise par la chaîne, Groland s’accroche, et se permet même de se moquer gentiment du patron, rebaptisé dans un sketch « Vincent Le Colérique ». « Tous les ans on se dit qu’ils vont nous virer », avoue Moustic, « mais pour l’instant, on ne s’est pas fait tirer les oreilles ». Leur secret ? Le subterfuge, comme l’explique Benoît Delépine : « Ce qui est intéressant avec Groland, c’est qu’on a réussi à faire un monde parallèle, et on n’est pas assez pris au sérieux pour que ça finisse dans les prétoires. »

N comme… Ne pas avoir peur de dépasser les bornes

Un univers imaginaire certes, mais pas une excuse pour se brider niveau humour. Pour l’interprète de Michael Kael, « si ça me fait rire, c’est que ça vaut le coup ! Je suis à la limite prêt à mourir pour un gag. Après, si ça devient une obligation, ça me fait chier ». Dans la même veine que Groland, le Gros métrage est garanti sans concession.

D comme… Dernier paragraphe

BANZAI !