Pour Maïtena Biraben, «"Le Grand Journal" va cartonner»

MÉDIAS L'animatrice du talk-show de Canal+ accordé une interview au «Parisien Magazine», dans laquelle elle se montre confiante pour l'émission...

F.R.

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Maïtena Biraben présente «Le Grand Journal» sur Canal+.
Maïtena Biraben présente «Le Grand Journal» sur Canal+. — Jean-François Lanet - Canal+

« Je vais me bagarrer comme un "warrior" que je suis. J’y vais pour gagner. » Interviewée début septembre par Le ParisienAujourd’hui en France, avant le lancement de la nouvelle saison du Grand Journal, Maïtena Biraben affichait un discours combatif. Deux mois et demi plus tard, alors que le talk-show de Canal + a déjà essuyé de multiples tempêtes (audiences décevantes, polémiques politico-médiatiques, etc.), la journaliste demeure dans le même état d’esprit. « [D’ici à la fin de l’année] Le Grand Journal va cartonner ! Je joue le match pour le gagner. Et dans un match, on compte les points à la fin », clame-t-elle au Parisien Magazine paru ce vendredi.

« J’aime la bagarre. Je viens du Sud-Ouest, c’est mon côté mousquetaire ! », s’amuse-t-elle. Et de se fixer un objectif : « Si on est entre 900.000 et un million de téléspectateurs, ce sera super. » Ces dernières semaines, les audiences du Grand Journal oscillent entre 517.000 (le 21 octobre) et 732.000 téléspectateurs (le 12 novembre), selon Médiamétrie.

« Ces chiffres sont d’abord le sujet des producteurs et du diffuseur. Moi, mon travail est le même, qu’il y ait deux personnes ou deux millions devant le poste », assure celle qui aimerait « qu’on rit un peu plus dans l’émission ».

« Affirmer que je suis au service de Bolloré, c’est du mépris »

Peu ménagée par la critique Maïtena Biraben se montre fataliste : « Je suis le capitaine du navire amiral de Canal +. Il faut bien que j’accepte les vagues… En plus Canal et Le Grand Journal sont depuis longtemps la cible d’un dénigrement. » Ce qu’elle explique par « l’arrivée de Vincent Bolloré [à la présidence du groupe Canal +], l’attachement à une chaîne, et les attentes que suscite l’émission. »

Au sujet de Vincent Bolloré, elle insiste : « Ce n’est ni mon rédacteur en chef, ni mon producteur. » Et de se dire « blessée » par la journaliste Charline Vanhoenacker qui l’avait qualifiée de « domestique » dans une chronique sur France Inter. « Affirmer que je suis au service de Vincent Bolloré, ce n’est pas de la moquerie, c’est du mépris. »

Au sujet de la polémique sur le « discours de vérité du FN », elle s’explique : « Je voulais dire « parler vrai ». (…) Je voulais dire que ce sont les électeurs qui créditent ce parti d’un discours de vérité. » Pour autant, elle ne regrette rien : « Chaque soir, on a sorti une émission qui n’a jamais été indigne. Il faut du temps, comme pour une crème pâtissière : tu tournes, tu tournes, et à un moment ça prend. » Maïtena Biraben, « warrior » pâtissière.