Estelle Denis: «Je n'aime pas présenter seule, j'aime qu'on me fasse marrer»

INTERVIEW La journaliste anime dès le 23 novembre « Touche pas à mon sport », sur D8…

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Estelle Denis.
Estelle Denis. — Xavier Lahache - D8

Une mise en jambe avant Touche pas à mon poste. Dès lundi 23 novembre, à 17h50, Estelle Denis, entourée d’un banc de chroniqueurs, évoluera chaque soir de la semaine sur son terrain préféré : celui du sport. Pendant une heure, Touche pas à mon sport décortiquera l’actu des athlètes et reviendra sur les matchs ou les exploits de la veille. L’animatrice et journaliste, qui a quitté le groupe TF1 il y a quelques semaines à peine, est dans les starting-blocks. Avant le coup d’envoi, elle a pris le temps de répondre à 20 Minutes.

Quel est le concept de « Touche pas à mon sport » ?

L’idée est de faire un talk-show sur l’actualité sportive avec des débats, beaucoup d’images et des sujets décalés.

Vous allez beaucoup parler de foot, non ?

A priori, il y aura plus de foot au départ, mais c’est logique car nous sommes dans l’année de l’Euro, qui, en plus, aura lieu en France. Mais on ne sera pas à 90 % foot, on parlera aussi Top 14, tennis, handball…

Comment tenterez-vous de vous démarquer d’émissions similaires, comme le « 20 H Foot » d’iTélé, par exemple, ou « Les grandes gueules du sport » à la radio ?

La différence entre notre émission et la radio, c’est qu’on aura des images ! [Rires] L’idée n’est pas de nous démarquer à tout prix, mais de faire avec notre ton. On aura pas mal de pastilles décalées, avec Thibaud Vézirian, par exemple, qui est le spécialiste des trouvailles sur Internet et qui sait vraiment débusquer des choses très marrantes. Tony Saint-Laurent tiendra deux rubriques hebdomadaires de détournements d’images. On aura aussi une séquence où l’on ira, avec une télécommande universelle, dans les bars avec des supporters les soirs de grands matchs… pour éteindre la télé ! On aura aussi la pastille Décodeur pour décoder les discours des entraîneurs et des joueurs. On révélera ce qu’ils pensent vraiment.

Et tout cela en une heure ?

Oui. Je préfère qu’on se dise qu’on a trop de choses que pas assez. J’ai très peur de manquer. Il ne faut pas que le téléspectateur s’ennuie. Le dosage se fera au fur et à mesure.

Vous serez entourée de chroniqueurs. Vous les avez tous choisis ?

Les chroniqueurs sont tous très différents. Le choix s’est fait selon mes affinités. Daniel Riolo et Philippe Carayon, avec qui j’ai travaillé sur TPS, sont de grands débatteurs, ils ne sont jamais d’accord. Pierre Ménès et Dominique Grimault ont été mes complices dans 100 % Foot. Quant à Francesca Antoniotti, j’avais très envie de travailler avec elle. Je la trouve formidable, elle est grande gueule, pétillante, ça m’éclate ! Il y aura aussi Aïda Touihri, dont personne ne sait qu’elle aime le sport. Je cours le week-end avec elle et je sais qu’elle adore ça !

Marion Bartoli aussi a été annoncée…

Oui, elle nous rejoindra en début d’année prochaine parce qu’elle a un programme très chargé.

Vous êtes contente de retrouver une émission sportive ?

Je suis super-heureuse ! Surtout l’année de l’Euro. Le direct me manquait. Et puis, je n’aime pas présenter toute seule, j’aime qu’on me fasse marrer, qu’on me surprenne. Si on se marre, je pense que le téléspectateur aussi. J’ai vraiment hâte d’y être, je trouve le temps long.

Quel regard portez-vous sur les années que vous venez de passer dans le groupe TF1 ?

C’était une super expérience. J’aurais regretté de ne pas y être allée. J’ai fait un super parcours sur M6, mais je n’avais pas fait de divertissement. Sur TF1, il y a eu des succès et des échecs. Mais on apprend toujours plus de ses échecs. Maintenant, je sais pour quoi je suis faite. [Avec TF1], on s’est quittés très très bons amis, c’était très important pour moi. Je n’ai pas réussi à trouver ma place. TF1 n’avait pas beaucoup de cases non plus. Et puis c’est la vie de la télé. Je n’étais pas faite pour ces gros barnums [elle a notamment animé le jeu Splash sur TF1]. Mon truc, c’est le talk, la bande. J’aime animer autour d’une table, c’est idiot, mais c’est comme ça.