Vous pensiez avoir déjà vu le pire à la télé? Vous vous trompiez

TELEVISION Le marché international des contenus audiovisuels (Mipcom) qui se tient cette semaine regorge d'idées farfelues…

Anaëlle Grondin
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Le télécrochet espagnol "The Shower".
Le télécrochet espagnol "The Shower". — Secuoya

De notre envoyée spéciale à Cannes (Alpes-Maritimes)

 

Le dating nu Adam recherche Eve et Les Ieuvs à Las Vegas que NRJ 12 s’apprête à diffuser vous font lever les yeux au ciel et vous donnent envie de balancer votre téléviseur par la fenêtre ? Désolée de vous démoraliser, mais sachez que les producteurs télé du monde entier n’ont pas fini d’imaginer des formats plus sidérants les uns que les autres. La preuve en cinq concepts d’émissions mis en avant sur cette semaine au marché international des contenus audiovisuels (Mipcom) :

«The Frame»

Ce programme qualifié d’“interactive reality” et proposé par la société israélienne Armoza Formats met en compétition huit couples. Chacun d’entre eux est filmé à la maison façon webcam. Le but : ne jamais se retrouver hors du champ de la caméra pendant cinq semaines, alors que les duos doivent réaliser des tâches du quotidien et relever des défis. Chaque émission dure une heure. Interminable. A la clé, la production promet un million de dollars. C’est si dur que ça de gagner ?

«The Shower»

Ce télécrochet, inventé par la société de production espagnole Secuoya, fait chanter neuf inconnus sous la douche, comme à la maison. Sauf qu’ils sont installés dans une cabine transparente, en maillot de bain, au milieu d’une scène… Et que le public vote en contrôlant la température de la douche depuis une application mobile. Si la température reste froide, le chanteur amateur est éliminé et disparaît derrière une buée. Si la température augmente, les portes de la cabine s’ouvrent et ils peuvent alors se rhabiller pour chanter normalement et continuer la compétition. Une sorte de Rising Star en version « WTF ».

«Who will dress the bride ?»

Littéralement “Qui va habiller la mariée ?”. Les futures épouses ont de quoi être angoissées. Le format, imaginé par la société italienne Mediaset Distribution, est une compétition entre une mère et une belle-mère, chargées de trouver la plus somptueuse robe de mariée pour leur (belle-) fille, et surtout celle qui sera la plus adaptée à sa morphologie. La mère et la belle-mère doivent choisir chacune trois robes. Celle qui saura dénicher LA pièce parfaite aura le droit d’habiller la mariée. Toutes les critiques sont permises. Sauf qu’il n’y a pas Cristina. Vous pouvez voir la bande-annonce par ici.

«Eat your words»

La société américaine GRB Entertainment veut montrer qu’elle est dans l’air du temps avec ce programme basé sur les réseaux sociaux. Attention à ce que vous écrivez sur Internet : les auteurs de critiques très sévères envers des restaurants devront préparer à leur tour les mêmes plats qu’ils ont très mal notés en ligne et les servir à une soirée… où seront entre autres présents les chefs cuisiniers des restaurants incriminés. Quelque chose nous dit qu’à la fin, un candidat va surtout faire manger son tablier à un autre.

«Weighing up the enemy»

Une nouvelle téléréalité mettant en scène des personnes en surpoids. Celle-ci est signée all3media, une entreprise britannique. Au régime, deux candidats que tout oppose dans la vie (un chasseur contre un défenseur des animaux, par exemple) doivent perdre plus de poids que l’autre. A la fin, celui qui aura perdu le moins de kilos devra verser à l’autre une grosse somme d’argent. La rage. Notez au passage l’idée de génie de la société de production : même pas besoin de débourser des milliers d’euros pour le gagnant. C’est le perdant qui trinque (encore plus).