Canal+: «Vincent Bolloré m'a dit:"Vous êtes un génie"», raconte Maïtena Biraben

TELEVISION L’animatrice s’est confiée au « Parisien » sur ce challenge de reprendre les rênes de la nouvelle formule du « Grand Journal »…

C.W.

— 

Maïtena Biraben entourée de son équipe du «Grand Journal»
Maïtena Biraben entourée de son équipe du «Grand Journal» — Xavier Lahache/CANAL+

Elle a la lourde tâche de reprendre le flambeau du Grand Journal. Attendue au tournant, Maïtena Biraben prend la relève d’Antoine De Caunes ce lundi soir, à 18h50 sur Canal +. Son état d’esprit à quelques heures du grand oral ? Celui d’un « warrior », prêt à se bagarrer, comme elle l’a expliqué au Parisien.

Maïtena Biraben, la dernière chance du « Grand Journal » ?

« J’étais surprise que Vincent Bolloré connaisse mon existence »

Alors que les têtes tombent autour d’elle, Maïtena Biraben semble être dans les petits papiers de Vincent Bolloré, le patron de Vivendi qui a repris les commandes de Canal +. « Il m’a laissé un message téléphonique », explique-t-elle au quotidien. « J’étais surprise qu’il connaisse mon numéro et même mon existence. Je l’ai rencontré en tête à tête chez Vivendi. Il m’a dit ce qu’il dit à tout le monde, je crois : "Vous êtes un génie". Cela m’a fait plaisir, mais comme j’étais allée au rendez-vous avec mon cerveau, je sais que je n’en suis pas un. Ça m’a fait rire. »

« Je suis libre »

Si elle semble avoir la confiance de Vincent Bolloré, quel avis porte l’animatrice sur sa stratégie managériale ? « Ce que j’en pense me concerne. Si je n’étais pas d’accord, je serai partie. Je suis libre », déclare-t-elle, sans rentrer dans les détails. Et elle n’en dira pas plus sur le limogeage des auteurs des Guignols : « Il nous faudra faire sans eux, qui faisaient de l’audience au cœur de l’émission. Pour le reste, je ne suis pas DRH de Canal +. Je ne peux que vous donner le numéro du standard de Vivendi. »

« On va faire un truc terrible »

Quant à cette rentrée très attendue, Maïtena Biraben compte l’affronter avec le sourire et la niaque. Afin de redresser le Grand Journal, elle explique vouloir « surtout et avant tout faire une bonne émission, qui lui ressemble et qui parle aux gens ». Et l’animatrice semble peu se soucier de ses détracteurs : « Je demande juste qu’on regarde notre travail et qu’on juge sur pièces. On va se donner du mal et on va faire un truc terrible. Sinon, on nous remplacera et ce sera normal ! »

Un point de vue lucide, même si Maïtena Biraben ne compte pas rendre les armes si facilement : « Je vais me bagarrer comme un "warrior" que je suis. J’y vais pour gagner. Je ne redoute que la fatigue, donc pas grand-chose en fait. »