Sean Murray («NCIS»): «Beaucoup de séries policières se prennent trop au sérieux»

TELEVISION Timothy McGee, le personnage incarné par l’acteur américain, prendra plus d’ampleur dans la saison 12 de « NCIS », lancée ce vendredi à 20h55 sur M6…

Anaëlle Grondin
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Sean Murray, alias Timothy McGee dans la série policière « NCIS ».
Sean Murray, alias Timothy McGee dans la série policière « NCIS ». — CBS

Elle était l’an dernier la série la plus regardée au monde. NCIS est de retour ce vendredi soir sur M6 pour une douzième saison. A quoi vous attendre ? 20 Minutes a rencontré à Paris cet été l’acteur Sean Murray, alias Timothy McGee. Entretien.

Que pouvez-vous nous dévoiler sur cette nouvelle saison ?

La saison 12 est la meilleure depuis un moment. Mais vraiment. Elle creuse pas mal de personnages. Et il y a énormément de changements qui attendent McGee. Son personnage prend de l’ampleur. C’était un réel défi pour moi. A la fin de la saison 11 nous avons rendu hommage à Ralph Waite [décédé en 2014], qui jouait le père de Gibbs au lieu de faire un cliffhanger. La nouvelle saison commence par une nouvelle histoire. Les choses s’enchaînent rapidement. On est dans une sorte d’histoire de survie pour Gibbs et McGee. Dans le premier épisode il est beaucoup question de leur relation, leur lien est plus fort qu’auparavant.

Vous aviez 25 ans quand vous avez commencé à jouer dans « NCIS ». Vous avez découvert de nouveaux aspects de votre personnage au fil du temps….

McGee avait le premier rôle dans pas mal d’enquêtes ces derniers temps. Il a mené des interrogatoires, effectué un vrai travail de terrain, utilisé son arme à feu. Montrer son évolution en tant qu’agent est très important pour moi et je pense pour la série également. On ne peut pas être la même personne aujourd’hui et au début de la série. On ne veut pas être comme les Simpson. Mark Harmon [l’acteur qui joue Gibbs] a toujours encouragé ça.

Avez-vous appris des choses pendant toutes ces années de « NCIS », en tant qu’acteur ?

J’ai appris beaucoup de choses sur le tas. J’ai surtout appris à trouver mon rythme. Cette série, c’est dix mois dans l’année. Pour tenir le coup, c’est obligatoire. Cela devient plus facile avec le temps.

Comment expliquez-vous le grand succès de la série ?

Je pense que cela a à voir avec le fait que toute l’équipe se connaisse très bien. Je passe plus de temps avec Michael Weatherly [l’agent spécial Anthony « Tony » DiNozzo] qu’avec ma femme. Il n’y a aucune embrouille sur les tournages. On oublie que les caméras sont là la plupart du temps.

Il y a énormément de séries policières à la télévision. A votre avis, pourquoi « NCIS » est-elle la plus populaire ?

Je pense que beaucoup d’entre elles se prennent trop au sérieux. On a choisi de mettre en scène un esprit de camaraderie, des blagues, comme dans les bureaux d’agents NCIS qu’on a observés. Les personnages sont confrontés à des problèmes très graves. Je pense que pour le faire, il faut conserver un côté « léger ».

Un autre projet pourrait vous pousser à quitter « NCIS » ?

Non. Pour jouer dans un film, je n’ai pas besoin de quitter la série. NCIS est ma maison, jusqu’au bout.

Et après « NCIS » un jour, quel projet vous ferait rêver ?

Je rêve de travailler avec David Lynch. Je suis très enthousiaste à l’idée qu’il y ait une suite à Twin Peaks. Pour moi, c’est la meilleure fiction qui ait existé à la télévision.

Mais que feriez-vous, alors, si David Lynch vous demandait de quitter « NCIS » pour jouer dans « Twin Peaks » ?

David Lynch peut me demander n’importe quoi, je serai disposé à le faire. Je suis prêt à devenir figurant pour David Lynch.