Thierry Beccaro: «Un jour, une candidate de Motus était hypnotisée, elle me regardait avec amour»

INTERVIEW « Motus », le célèbre jeu matinal de France 2, fête ses 25 ans cette semaine…

Propos recueillis par Clio Weickert
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Thierry Beccaro fête les 25 ans de «Motus»
Thierry Beccaro fête les 25 ans de «Motus» — Groupe France Télévisions France 2

Vingt-cinq années que Motus se joue des lettres et des mots en fin de matinée sur France 2. Un quart de siècle, soit 5 960 émissions, 20 ; 000 candidats et plus de 120.000 vocables. Mais aussi un générique devenu culte (« MO-MO-MOTUS »), une boule noire qui en a terrifié plus d’un, et Thierry Beccaro, indétrônable et indissociable du programme. A l’occasion de cette semaine anniversaire, l’animateur a partagé sa joie à 20 Minutes et a même distillé quelques conseils pour ceux qui voudraient tenter leur chance à Motus.

Vous êtes content de souffler la vingt-cinquième bougie de Motus ?

Oui ! Mais comme j’ai été content de souffler la première, la dixième, la vingtième… C’est quand même une belle aventure Motus. Il y a 25 ans pile poil, en juin 1990, j’étais en train d’enregistrer les premières émissions, pour seulement deux mois pour l’été, comme une histoire de vacances finalement. Mais 25 ans plus tard on est toujours là et on souffle les bougies d’un immense gâteau !

Au bout d’un quart de siècle, vous ne vous lassez pas de présenter ce programme ?

Non car à côté de ça j’ai pu présenter beaucoup d’autres émissions. 40° à l’ombre, Télématin que je continue, pendant les vacances de William Leymergie cet été notamment, le Grand Zapping de l’Humour… Mais aussi la comédie, j’en suis à ma 16e pièce de théâtre. Actuellement, je suis tous les soirs au théâtre Edgar au côté de Dominique de Lacoste pour Marié à tout prix !, ça marche bien et on va prolonger à la rentrée. Donc en ce moment je suis comblé !

Comment expliquez-vous la longévité de Motus ?

C’est une curieuse alchimie. C’est d’abord un concept qui plaît beaucoup dans le monde, et en France particulièrement car les Français sont de grands amateurs de mots fléchés et de mots croisés. Les gens chez eux regardent la télé et peuvent jouer en même temps que les candidats. C’est très interactif, et en général, ils sont plus forts que le candidat. Ce qui n’est pas la même chose quand ils viennent sur le plateau !

Ce vendredi 25 juin, vous devenez vous-même candidat…

Oui je ne m’y attendais pas ! On m’a fait la surprise et je me fais avoir à chaque fois de toute façon. Mais je l’ai vécu avec beaucoup d’humour, de plaisir et un peu de trac, comme les candidats. La peur de la boule noire, du dépassement de temps, du mot qui ne vient pas… Mais ça a été un bel anniversaire.

Est-ce que vous auriez un conseil pour gagner à Motus ?

Ne pas trop réviser. Parfois je vois arriver des candidats avec des listes de mots sur trois pages, ils les ont appris par cœur. Mais quand vous êtes devant les caméras, les projecteurs et toute l’équipe, tout d’un coup les mots ne viennent plus. C’est la différence entre la théorie et la pratique. Donc mes conseils : de la spontanéité, respecter les règles, et ouvrir le jeu.

Votre pire souvenir de l’émission ?

Les moments difficiles sont ceux où vous tombez sur des candidats très forts, très sûrs d’eux, peu souriants, voire même un peu condescendants par rapport aux adversaires. Dès qu’il y a une coupure je vais les voir et je leur dis gentiment « soyez souriants, on a compris que vous étiez très forts mais pour les spectateurs qui regardent l’émission, vous n’êtes pas sympathiques et vous ne vous rendez pas service… ». Et c’est sûr que ça pour moi c’est compliqué, j’essaye toujours de me mettre à la place de ceux qui sont menés.

Et le meilleur souvenir ?

Tous ceux où je me suis fait piéger ! Récemment, l’arrivée de Messmer le fascinateur sur le plateau. Il avait hypnotisé une candidate et elle me regardait avec des yeux enamourés et m’embrassait tous les deux mots… Et toute l’équipe faisait comme s’il ne se passait rien ! Et là je vois débarquer Messmer, c’était génial ! De manière générale il n’y a que des bons moments, j’y vais en sifflotant car maintenant c’est la famille.