Stéphane Plaza: «J’ai un corps sculpté fait pour la danse, que voulez-vous !»

INTERVIEW Ce mercredi à 20h55, M6 retransmet en direct la pièce de théâtre « A gauche en sortant de l’ascenseur » qui met l’animateur à l’affiche…

Clio Weickert

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Stéphane Plaza sur scène au Théâtre des Bouffes Parisiens
Stéphane Plaza sur scène au Théâtre des Bouffes Parisiens — SERGE ARNAL/M6

Une première sur M6. Ce mercredi, la chaîne s’aventure au théâtre, une expérience inédite, d’autant que la pièce en question est retransmise en direct à 20h55. A l’affiche ? L’animateur vedette Stéphane Plaza ! Depuis près d’un an, la star des agents immobilier brûle les planches du théâtre des Bouffes Parisiens dans A gauche en sortant de l’ascenseur, adapté du film éponyme avec Pierre Richard et Emmanuelle Béart. 20 Minutes a recueilli les impressions du spécialiste de la loi Carrez et du « home staging », à la fois empli de joie et de trac à l’idée de présenter cette pièce à des millions de téléspectateurs.

Après votre carrière dans l’immobilier, puis celle à la télé, c’était important pour vous de revenir au théâtre ?

C’était un vrai risque et je me suis mis beaucoup en danger. C’est la septième pièce que je reçois, j’ai craqué sur celle-ci et j’ai dit oui. Oui pour Pierre Richard, oui pour le film que j’avais vu. C’était sans doute aussi le bon moment pour qu’on me l’apporte, ça faisait sept ans que j’étais à la télé alors je me suis dit que ce chiffre me portait peut-être bonheur… Donc je suis revenu à mes premiers amours, et je n’osais espérer avoir mon nom à l’affiche de Paris. C’est incroyable pour moi !

Vous jouez cette pièce depuis un an déjà, prenez-vous toujours autant de plaisir ?

En une année, la pièce a beaucoup changé, elle a été modifiée, on l’a peaufinée. Arthur Jugnot, le metteur en scène, l’a beaucoup modernisée, il a fait du « home staging » ! Et puis je prends beaucoup de plaisir car c’est ce qu’on appelle une pièce de troupe. Avec les autres comédiens, nous nous entendons très bien, il y a une grande complicité qui, je pense, se ressent sur scène.

Arthur Jugnot a-t-il pris en compte votre personnage à la télé – votre maladresse notamment — pour la mise en scène ?

Je crois qu’il l’a oublié. Mais même s’il sait que j’ai déjà fait du théâtre, je pense qu’il a été un peu inquiet en voyant le personnage ! Le premier tabouret sur lequel je m’assois dans la pièce, je l’ai cassé en deux secondes la première fois ! Je me suis aussi fait une fracture du pied… Je pense qu’il a un peu flippé en se disant qu’il allait avoir un grand enfant à gérer. Mais je suis un gros bosseur et je pense que ça, ça lui a plu. Je suis aussi très à l’écoute, c’est lui le metteur en scène, moi je ne suis qu’un soldat.

En parlant de cette fracture, elle ne vous empêche pas pour autant de galoper sur scène !

Oui parce que je suis un peu con et un peu fou ! J’ai une fracture du métatarse d’un orteil, mais c’est l’amour du théâtre qui prime… Est-ce que c’est raisonnable ? Non, mais c’est la vie, je ne me verrais pas dire aux gens de rentrer chez eux à cause de ça !

C’est une consécration la diffusion à la télévision ?

La consécration c’est surtout d’avoir joué au théâtre des Bouffes Parisiens qui est avant tout pour moi celui de Jean-Claude Brialy. Alors jouer là-bas, en plus en direct, oui c’est costaud ! C’est un sacré défi. Et bravo à M6 de tenter ça, c’est gonflé même si d’un côté ça rentre tout à fait dans leur ligne. C’est un Feydeau moderne, c’est convivial, familial, et on rigole beaucoup !

La diffusion en direct vous met-elle la pression ?

Oui, c’est du stress. Je l’ai tous les soirs mais là… Une demi-heure avant je vais sûrement blaguer pour me convaincre que je n’ai pas le stress, mais j’aurai un trac fou !

Il y a quelques allusions à vos émissions dans cette pièce, c’est important cette complicité avec votre public télé ?

Oui, et c’est d’ailleurs Karine Lemarchand qui va présenter la pièce et montrer les coulisses, les loges…

On vous retrouve encore aux côtés de Karine Lemarchand alors…

Tout le monde sait que Karine et moi partageons une grande complicité. J’ai beaucoup de respect pour elle, et je l’admire. La seule chose que j’ai demandée, c’est que ce soit elle qui présente la pièce.

Vous avez un certain succès auprès des femmes, et pour cette pièce, vous n’hésitez pas à dévoiler vos charmes…

J’ai un corps sculpté fait pour la danse, que voulez-vous ! On me demande de montrer mes bras, alors je les montre ! Mais si vous regardez mes émissions, vous avez dû voir tous les caleçons que je porte au quotidien… Et en plus mon corps s’affine grâce à cette pièce ! Je profite donc de ces quelques années où mon corps se tient encore un peu…