Dernier tour de roue pour «Sons of Anarchy»

TELEVISION La diffusion de la septième saison démarre ce lundi soir à 23h05 sur Serieclub...

Philippe Berry

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L'acteur Charlie Hunnam, dans la série «Sons of Anarchy».
L'acteur Charlie Hunnam, dans la série «Sons of Anarchy». — FX

La faucheuse est lâchée. Elle a des cheveux blonds, le visage d'un ange et elle chevauche une Harley-Davidson. Jax Teller et son gang de motards de SAMCRO reviennent ce lundi soir à 23h05 sur Serieclub, pour la diffusion inédite en France de la septième et dernière saison de Sons of Anarchy. Qui, sans surprise, s'achève dans un bain de sang.

«Hymne à la liberté»

Plus dangereuse que Tijuana ou Ciudad Juarez, la petite ville californienne fictive de Charming est bien mal nommée. Selon la kill-list compilée par des fans, le compteur des victimes du club dépasse les 170, dont 53 juste pour cette dernière saison. De quoi faire passer le Red Wedding de Game of Thrones pour un bal costumé.

Charlie Hunnam est né bien loin de cette contre-culture américaine, en Angleterre. Mais l'acteur a vite adopté le lifestyle. Pendant sept ans, il se rendait au boulot à moto et il raconte, presque gêné, comment il a chassé un cambrioleur de sa villa, une batte de baseball à la main. «Sons of Anarchy, c'est un hymne à la liberté. Dans nos petites vies, on respecte la loi et les institutions, mais l'idée de se faire justice soi-même fascine», glisse-t-il.

Hamlet armé d'une mitraillette

Katey Sagal, qui incarne la matriarche du groupe, n'est pas surprise du succès rencontré par le show, notamment chez les femmes. «Vous avez vu les beaux gosses à l'écran?», s'amuse-t-elle, avant d'ajouter, plus sérieusement: «Ce n'est pas qu'une série qui sent le fuel. C'est d'abord un drame familial universel.» Kurt Sutter, son mari dans la vie, et le créateur de la série, a n'a jamais caché qu'il s'était beaucoup inspiré de Shakespeare pour tisser sa tragédie. Jackson Teller, c'est Hamlet armé d'une mitraillette.

Imprégnée de la culture des Hell Angels, Sons of Anarchy est victime de ses excès, avec une violence souvent répétitive et parfois anesthésiante, trop pour faire son entrée au panthéon des séries aux côtés des Soprano, de Breaking Bad ou de The Wire. Mais jusqu'au bout, elle trace sa propre route, en solitaire, les cheveux au vent.

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