Nicolas Bedos: «Aux Molières, on peut faire acte d’impertinence et de transgression.»

THEATRE L'écrivain, acteur et réalisateur va animer la cérémonie des Molières sur France 2, lundi soir à partir de 22h25...

Propos recueillis par Joel Metreau

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Nicolas Bedos, lors de  la 26e cérémonie des Molières, en 2014.
Nicolas Bedos, lors de la 26e cérémonie des Molières, en 2014. — Gilles GUSTINE / FTV

Cela fait un mois et demi qu’il travaille sur ce show. Lundi soir à 22h25 sur France 2, après la diffusion en direct de Un petit jeu sans conséquence (avec Isabelle Gélinas, Bruno Salomone et Bruno Solo), Nicolas Bedos va de nouveau assurer la présentation des Molières. Diffusée en léger différé du théâtre des Folies Bergères, cette 27e cérémonie va récompenser le théâtre à travers dix-sept catégories.

A la veille de la cérémonie, comment vous sentez-vous ?

Là, je suis en pleine répétition avec Denis Podalydès et Guillaume Gallienne. Je suis à la fois dans un état de trac, mais aussi dans l’impatience d’y être. J’en ai marre de répéter, j’ai envie de jouer. Ça fait longtemps qu’on travaille sur ces Molières. Il est temps de prendre du plaisir devant les personnes.

Vous avez vraiment le trac? Pourtant l’an dernier, vous avez assuré….

Le trac est l'allié de l’énergie, là, j’ai le trac de façon plus modéré. En fait, je me sens plus excité que pétrifié.

Vous avez réveillé les Molières l’an passé, vous ne voudriez pas assurer aussi le rôle de maître de cérémonie aux César?

Ce n’est pas à l’ordre du jour. Je m’y collerais volontiers si la liberté qui me serait octroyée est la même que celle dont je jouis pour les Molières, où l’on peut faire acte d’impertinence et de transgression.

Lundi soir, à quoi ressemblera la cérémonie?

C’est écrit comme une pièce de théâtre, un spectacle. On a essayé de réduire la durée de remise des prix, de limiter les rermerciements à une minute. Avant tout, les Molières doivent être la fête du théâtre.

Aborderez-vous des thèmes spécifiques?

Des plus graves aux plus légers: un sketch sur le problème de la mémoire chez les acteurs, un autre sur leur solitude… On évoquera aussi les intermittents, l’impertinence de Molière précurseur de celle de Charlie Hebdo, les tics de la revisitation du théâtre classique, le snobisme… André Dussolier va se moquer du principe même de compétition artistique.

Et il y aura aussi Muriel Robin, Marie Gillain… Est-ce que davantage de comédiens se sont associés à l’animation de la cérémonie?

Oui, certains comédiens sont ravis d’y participer cette année. Il y a eu moins de difficultés à les convaincre que l'an passé.

Que pensez-vous de Delphine Ernotte Cunci, qui succédera à Rémy Pfimlin à la tête de France Télévisions?

Sur France 2, j’ai eu une certaine liberté sur France 2, chez Laurent Ruquier, chez Alessandra Sublet ou à la présentation des Molières. Je crois que Rémy Pfimlin apprécie mon travail. J’espère que la nouvelle présidente laissera s’exprimer une certaine subversion indissociable du service public.