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CULTURE«Daredevil», un super-héros très humain

«Daredevil», un super-héros très humain

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L'avocat masqué de Marvel débarque vendredi sur Netflix...
L'acteur britannique Charlie Cox incarne l'avocat Matt Murdoch le jour, et le justicier Daredevil la nuit.
L'acteur britannique Charlie Cox incarne l'avocat Matt Murdoch le jour, et le justicier Daredevil la nuit.  - MARVEL/NETFLIX
Philippe Berry

Philippe Berry

Oubliez le film catastrophique de 2003, qui a bien failli couler la carrière de Ben Affleck. La série de Netflix et de Marvel, dont les 13 premiers épisodes sont lancés ce vendredi pour les 60 millions d'abonnées du service de streaming, renoue avec la tradition du comic créé par Stan Lee et des meilleurs arcs de Frank Miller. Sombre, violent et torturé, l'avocat aveugle Matt Murdoch promet de devenir un anti-héros aux antipodes d'Iron Man ou de Captain America.

Murdoch/Daredevil, incarné par l'acteur britannique Charlie Cox (Stardust), n'a pas la force surhumaine de Superman, le marteau de Thor ou les gadgets de Batman. Ce fils de boxeur utilise ses poings. Les os craquent, le sang gicle –des deux côtés– et un merveilleux plan séquence, dans le second épisode, rappelle les combats épiques du film asiatique The Raid.

Filmé à New York, Daredevil évoque le Dark Knight de Christopher Nolan ou la série Arrow, avec un ton plus adulte. Aux manettes, on retrouve le disciple de Joss Whedon, Drew Goddard, qui s'est fait les dents sur Buffy et La Cabane dans les bois. Comme son maître, il n'oublie d'injecter une dose d'humour dans un univers déprimant. Le show-runner, Steven DeKnight, a, de son côté, prouvé avec Spartacus qu'il avait un véritable talent pour les scènes d'action.

Vince d'Onofrio est le Kingpin

La série exploite parfaitement la liberté du format proposé par Netflix. Sans la pression d'une possible annulation en cours de saison, elle a été conçue «comme un film de 13 heures», explique les producteurs. On échappe donc au «freak of the week» («méchant de la semaine») pour un scénario qui se déroule sans trembler. D'abord présent comme une menace périphérique, Vince D'Onofrio s'est rasé le crâne et campe un Wilson Fisk jouissif. Comme Daredevil, ce businessman, amené à devenir le Kingpin, veut nettoyer son quartier. «Entre le bien et le mal, les lignes se brouillent parfois», résume Matt Murdoch dans le premier épisode.

Après ses premiers succès (House of Cards et Orange is the New Black), Netflix n'a pas complètement confirmé, entre un Marco Polo pas vraiment à la hauteur de son budget et deux séries printanières plus confidentielles (Bloodline et Unbreakable Kimmy Schmidt). Daredevil, qui doit être suivi de trois autres séries Marvel (Jessica Jones, Iron First et Luke Cage) a pour mission de préparer le terrain pour l'union des forces de The Defenders. Les geeks peuvent trépigner d'impatience.

>> La bande-annonce en VOST



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